Partie IX - Synthèse   Chapitre LVIII - Autour de Rennes   Le méridien de Scone   

Le Ba' de Scone est un jeu de balle pratiqué aussi dans d'autres contrées d'Ecosse comme à Kirkwall, à Noël et au Jour de l'an. A Scone c'est au Mardi gras (Shrove Tuesday), jour des pancakes dans le monde anglo-saxon, gâteaux comme le sont aussi les scones.

Perhaps the most famous football match of all was that which, at the beginning of the present century, still survived in Perthshire, in the parish of Scone. It has tho honour of having given rise to a decidedly discreditable proverb, which is rather condemnatory than otherwise of the gentleness and skill of tho Scone players. All is fair, we know from our own proverb, in love; all is fair, the Americans seem to think, in war. To tho parish of Scone is due a third adage quite as paradoxical — "All is fair at the ball of Scone." On Shrove Tuesday afternoon tho Cross at Scone became the rendez-vous for the fastest aud most furious football lovers of the neighbourhood. Here, too, as elsewhere, it fell to tho lot of tho bachelors to contend against the married men of the neighbourhood. At two o'clock punctually the sport began by throwing up the ball—a medo of opening proceedings. still in vogue at some places, but sot countenanced either at Eton, Winchester, or Rugby. Still less would any of tbe three ancient seminaries of football have sanctioned the Bcono that followed; though the admirers of football, as it is to bo seen under the elm-trees of Rugby "Close," might have found at the Cross of Scone a justification (or that "carrying" of the ball which is, and which we hope may long remain, an immortal feature in the noble Rugby game. He who got the ball at the Cross of Scone into his hands simply ran—so runs the record— till he was overtaken. Once overtaken, he shook himself free, if possible, and then ran on again. But if he could not got away from his captors, he threw it on, unless, indeed, it wcro wrested from him. There was, however, one characteristic of the Scone game which almost puts it out of tho pale of football altogether. Nobody kicked the bull. All the play consisted in efforts to seize it and bear it off. An ingenious writer in the Field newspaper lately informed us that in the "original" game of football the hedges, dikes, or walls that bounded the football field constituted tho goals. Never having seen the "original" game as it was played in its primitive and heavenly beauty by its heroic authors, whoevor they may have been, we cannot discuss the question with a gentleman who seems to have had Platonic experiences connected with it. But we wish the writer in question had seen the game at the Cross of Scone. The goal on one side was a small pit in tho moor. It was the married men's game to get the ball away and to thrust it three times into this cavity. The other goal was a deep hole in the river. The business of the bachelors was to duck tho ball three times in this. If sunset arrived without either side being victorious, the day's sport came to a singular finale. The ball was cut into equal pieces, and a half was banded to each of the two sides. Many a violent scene took place on those Shrove Tuesdays; many a young player had good reason to remembor the Cross; but then—" all was fair at the ball of Scone." Legendary lore has woven itself around a form of holiday-making so eccentric, yet so popular, as tbe Scone game of ball. A mysterious wanderer is at the bottom of it. History does not relate whether ho wore horns, a tail, and a cloven hoof; it simply confines itself to stating that be came frtui a far country, and was generally taken for an Italian. We may, therefore, assume thst he had dark eyes, black hair, and the general appearance of a conspirator. On his tonr be struck terror into all the villages round by challenging each in turn to play at football with himself single-handed. What the conditions of each contest were to be is not related; perhaps they never were reduced fairly to black and white. So much is sore, that he could get none to play him bat the good people of Scone. In memory o! so desperate and heroic an enterprise, the game at the Cross is said to have been founded. Without disrespect to that game, the tale of tho Italian may bo said to put it in a novel and appropriate light at once. Perhaps tla truth may be that it existed previously to the mysterious traveller's visit, and that the Scone, people felt, very naturally, on receiving tho awful challenge, that it was very odd if the Scono way of playing would not be too much for even the.—well, even the Italian himself. Perhaps, on the other hand, the Scone game was the one which the Italianlooking stranger introduced, and at which he proposed to play. If so, no blame attaches to the honest villagers abont if they declined to fall in with so suspicions and diabolical-looking an invitation. If this be the real account of the affair, it may be easy to explain the origin of that invidious standard of fairness which, as our proverb instructs us, obtained usually at the ball of Scone (Beeton's Historical romances, daring deeds, and animal stories, 1871 -

Ses informations sont tirées du Statistical Account of Scotland, vol. xvi. p. 19. (8vo. Edinb. 1795,) Parish of Inverness, County of Mid-Lothian, données par Sir Frederic Morton Eden. Le jeu de balle de Scone avait lieu jusqu'au couché du soleil (William Hone, The Every-day Book and Table Book: Or Ever-lasting Calendar of Popular Amusements, Sports, Pastimes, Ceremonies, Manners, Customs, and Events, Volume 1, 1830 -, J. Brand, Popular Antiquities, Volume 1, 1841 -, - Scone (Scotland)).

L'Italien initiateur du jeu de balle de Scone peut être une réminiscence du prince Charles Edouard Stuart qui essaya de reconquérir la couronne d'Ecosse en 1745, battu à la bataille de Culloden, et appelé par le colonel anglais Talbot "Italian knight-errant" (Marie-Hélène Thévenot-Totems, La représentation de l'histoire dans Waverley (1814). In: XVII-XVIII. Bulletin de la société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles. N°47, 1998 -

Le prétendant était catholique, les Ecossais en majorité protestants.

On peut relever l'approximation ball/Baal et Beil/Belus, dieu solaire (La Croix d’Huriel et pierres noires : Bénédiction et pierre noire de l’abbé Henri Boudet).

Dans les pays du Commonwealth, les traditions sont différentes mais apparentées au Mardi gras latin, sous le nom de Shrove Tuesday (Mardi de l'absolution, du verbe archaïque to shrive, absoudre).

Par endroits, cette fête traditionnelle est aussi appelée Pancake Tuesday. Plusieurs églises offrent des petits-déjeuners ou dîners de pancakes, en sollicitant parfois des contributions caritatives. Les pancakes sont dégustées avec du sirop d'érable (au Canada et aux États-Unis) ou de la compote de fruits. Localement en Angleterre, la traditionnelle course au pancake, oblige à parcourir une certaine distance en faisant tourner des pancakes à même la poêle tenue à la main, sans les laisser tomber.

Shrove Tuesday se place 47 jours avant Pâques, date variable calculée selon la pleine lune suivant le 21 mars, toujours fixé entre le 3 février, la Saint Blaise, deux jours après la fête celtique d'Imbolc, et le 9 mars ( - Mardi gras).

On pourra définir la symbolique du jeu de balle de Scone avec celui pratiqué en Amérique centrale.

Le jeu de balle est un sport rituel qui a été pratiqué pendant plus de 3000 ans par les peuples précolombiens de la Mésoamérique, et qui est connu également sous les noms de jeu de pelote et d'ulama (nom dérivé du nahuat). Apparu durant le second millénaire avant J.C., le jeu de balle connait son apogée chez les Mayas de 900 à 1200.

Les principales sources archéologiques sont les terrains de jeu de balle exhumés. La plupart des sites archéologiques mésoaméricains en ont livré un ou plusieurs. La présence d'éléments architecturaux, tels que des anneaux de pierre, par exemple à Texcoco, témoigne de l'existence de terrains disparus. Le jeu de balle opposait deux équipes, composées d'un nombre de joueurs difficile à préciser, tant il varie selon les sources (de deux à dix, ou plus). Le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu'elle ne touche le sol.

La partie s'achevait lorsque le nombre de points déterminé à l'avance était atteint. Dans le cas des terrains dont les murs latéraux étaient équipés d'anneaux (« tlachtemalacatl » en nahuatl), la partie pouvait également s'arrêter lorsqu'un joueur réalisait l'exploit (excessivement rare) de faire passer la balle dans l'anneau du camp adverse.

Le jeu de balle était avant tout un rite symbolisant la cosmogonie méso-américaine : la trajectoire de la balle correspondait à la course du soleil qui ne devait pas s’arrêter ; les anneaux de pierre servant de cibles, le plus souvent disposés à l'Est et à l'Ouest, représentaient le levant et le ponant. Le terrain, lui, représentait la plate-forme terrestre séparant le Monde Supérieur (le ciel) de l’Inframonde (semblable aux Enfers), où l’homme doit lutter contre les forces des ténèbres pour rejoindre, avec le soleil, le Monde Supérieur ( - Jeu de balle en Mésoamérique).

La division de la balle en deux en cas de match nul à Scone pourrait représenter le soleil à son méridien, le midi au milieu entre son couché et son levé.

Voici deux exemples illustrant de manière différente la capacité de l'écriture hiéroglyphique à s'adapter au monument même qui lui sert de support. Le premier est un linteau du piédestal d'un colosse de Ramsès III. Du point de vue architectonique, il est évidemment caractérisé par une symétrie entre les deux parties définies par son axe vertical médian. Cet axe a été immédiatement prolongé par l'axe vertical du passage que surmontait ce linteau. Son décor, représentation et inscriptions, s'organise de manière à souligner cette structure bi-partite. Représentation d'abord, avec le disque solaire ailé au registre supérieur. Ce symbole signifie que l'objet qu'il surplombe est une image réduite de l'univers, selon le principe bien connu du macrocosme et du miscrocosme. Il est parfaitement symétrique, comme si les deux ailes pouvaient se joindre dans une juxtaposition parfaite autour d'un axe coupant le disque solaire en deux moitiés. Or cet axe, qui est l'axe médian vertical du linteau, est prolongé en-dessous par le même signe [croix ankh], appartenant respectivement au registre moyen et au registre inférieur. La morphologie de ce signe est, elle aussi symétrique, ce qui lui permet de suggérer rigoureusement le tracé de l'axe. On remarquera, en passant, que la [croix ankh] écrit le mot "vie" et qu'il n'est pas fortuit que l'axe fondamental soit matérialisé par ce signe (Anne-Marie Christin, Histoire de l'écriture: de l'idéogramme au multimédia, 2001 -

Le méridien de Scone


Walter Raleigh est né près d'Exmouth, à Hayes Barton (Devonshire) en 1554 et mort décapité le 29 octobre 1818 à la Tour de Londres ( - Walter Raleigh).

Sir Walter Raleigh, enfermé à la tour de Londres, avait reçu le soutien du prince de Galles, Henry Frederik, fils de Jacques Ier. Il lui avait préconisé un remède issu de la chimie paracelcienne lors de la maladie qui allait l'héritier de la couronne. David Murray, premier Lord of Scone en 1606, était le seul en qui Henry avait confiance. (Lochithea, The Death of prince Henry (1612), 2009 -

Théodore Turquet de Mayerne fut le médecin d'Henry (Voyage dans le temps : Les Rose-Croix).

The general concept of a tomb recess set in a classical surround appears also at two slightly later and much larger monuments. One, of 1616 in the former Weem Parish Chruich, was erected by Sir Alexander Menzies of Weem to commemorate himself and his wife, the other, in the mausoleum at Scone Palace, was made by Maximilian Colt in 1618-19 for the first Lord Scone. [...]

The monument at Scone, executed in coloured marbles, is much more confidently classical, the sarcophagus topped by the armour-clad figure of Lord Scone at prayer. The framework is a triumphal arch, the place of the columns taken by armoured knights under smaller statues of Justice and Peace, the spandrels of the round-headed arch carved with reliefs of angels. Above the entablature is a display of heraldy crowned by the small figure of an angel. The same components of a sarcophagus under a classical superstructure surmounted by heraldry appear at the more vertically proportioned monument to the first Earl of Kinnoull f1634 erected in his family 'aisle' at the former Kinnoull Parish Church, Perth. Here, however, the sarcophagus, decorated with trophies and a strapworked inscription panel, forms the base of a bipartite superstructure whose variously carved columns (copied from the frontispiece of Sir Walter Raleigh's History of the World, published in 1614) serve as the portico to a high-relief depixction of the Earl, dressed in his robes of Lord Chancellor of Scotland... (John Gifford, Perth and Kinross, 2007 -


Le méridien de Scone passe par Belle-Isle-en-Terre, patrie de Lady Mond, ancienne maîtresse du duc de Galliera, épouse du roi du Nickel, qui accueille la chapelle de Loc Maria, connue sous le nom de Notre-Dame de Pendréo (Notre-Dame de la Coqueluche), On y venait implorer la Vierge pour la guérison des enfants souffrant de cette maladie (mortelle à l'époque), ceci avant de se rendre à la fontaine miraculeuse située à quelques arpents sur un autre tertre. Cette croyance est racontée sur le vitrail, à droite du maître-autel ( - Belle-Isle-en-Terre - Locmaria).

Le roi du Nickel était Robert Ludwig Mond, dont le père, juif, était de Kassel en Hesse.

Dans l'Ouest de la France, saint Blaise devint l'objet d'un culte populaire à croyances multiples. Non seulement le « faiseur de miracles » guérit les maux de gorge et de gosier et protège les personnes contre les os ou arêtes qui étouffent, mais il guérit aussi les enfants aux prises avec la coqueluche ou « quinte », il soulage les maux de dents, les rhumatismes et les cas d'aliénation mentale (Denise Rodrigue, Le cycle de Pâques au Québec et dans l'Ouest de la France, Numéro 24, 1983 -

A Dunblane, à l'ouest de Perth, où il y a un autel dédié au saint comme à Glasgow, se trouve dans l'"Aisle of St. Blaise" dans le côté est de la cathédrale Saint Jean, un autel à la double dédicace, avec le Saint Sang (Holy Blood). L'île de Pladda, au sud de celle d'Arran, est consacrée à saint Blaise (James Murray Mackinlay, Ancient Church Dedications in Scotland, Volume 2, 1914 -

A l'ouest de Perth, encore, dans la paroisse de Muthill, à Bairinroar et à Struthill, il y a des puits dédiés à Saint Patrick soignant la coqueluche. Ce serait saint Fergus qui aurait fait bâtir à Muthill, dans son ermitage de Strogeth devenu aujourd'hui Strageath, les églises dédiées à saint Patrick, dont il était un disciple, 150 années après sa mort, si l'on considère que le Fergus le Picte apparaissant dans un concile à Rome en 721 est le même que celui-là. Ainsi peut on relier la coqueluche à saint Fergus dont des reliques (le crâne) se trouvait dans l'abbaye de Scone (J. M. Mackinlay, M.A., F.S.A., Traces of the cultus of St Fergus in Scotland, 1904 -

Saint Ferréolus (Ferréol) de Besançon (16 juin) est accompagné de Fergeux, qui a une ressemblance (fortuite ?) avec Fergus, fêté le 17 novembre.


L'église de l'abbaye de Scone est dédiée à saint Michel comme une chapelle de Glomel sur le même méridien (Construction de la Croix d’Huriel : La Ligne Saint Michel).

En Espagne

Sur le méridien de Scone, on peut trouver en Espagne, San Domingo de Silos avec son abbaye autrefois consacrée à saint Sébastien, Manzanares (Ciudad Real) avec son ermitage et ses festivités saint Blaise, comme dans la Cantabrie : Bareyo, Sarcada (Tudanca), La Montana (Torrelavega), Cervatos (Enmedio) plutôt à l'ouest de Santander près de Santillana del Mar (d'où peut-être le Gil Blas de Santillane de Lesage) et du méridien qui passe à Alacal de Henares, patrie de Cervantès qui parle, dans la nouvelle Rinconete y Cortadillo qui fait partie du recueil des Nouvelles exemplaires, de saint Blaise et de sainte Lucie (3 février et 13 décembre de la partition en 14 de l'année) auxquels on se doit d'allumer un cierge (3 février lendemain de la Chandeleur) ( - Manzanares (Ciudad Real)).

Un passage intitulé "L'ouverture des corps captifs : le saint aux ceps et au bâton", de la contribution Jacques Gélis, "Ouvrir ou fermer le corps", rencontre la notion d'ouverture liée à saint Blaise.

La femme fécondée a désormais un autre souci : celui de son accouchement ; or, celui-ci renvoie à un imaginaire différent de celui de la conception. D'ordinaire ce ne sont plus des vierges, des saintes mais des hommes, des saints qui constituent le recours ; et avec eux apparaissent deux autres métaphores : celle du bâton fouisseur du sourcier et celle du briseur de ceps, de fers de prisonniers, les attributs des saints de la délivrance. C'est en effet en plantant leur bâton d'abbé dans le sol que san Magin et santo Domingo de Silos (20 décembre) ont fait jaillir l'eau. L'eau est source de vie et, en la faisant sourdre, le saint favorise la venue au monde de cet éclatant symbole de vie que sont les petits enfants : Domingo de Silos, "el Moysés segundo", est l'un des grands thaumaturges de la naissance. Et l'on sait que pendant des siècles son "báculo" a été régulièrement emprunté par les reines d'Espagne, lorsqu'elles étaient sur le point d'être mères. Une manière de se rassurer ; l'idée aussi que le bâton de l'abbé avait la vertu d'ouvrir les ventres pour leur faire rendre leur fruit, comme il avait fait s'ouvrir la terre pour faire jaillir l'eau de vie, comme il avait permis aux siècles passés, aux plus durs moments de la lutte contre les Maures, de briser miraculeusement les entraves de centaines et de centaines de prisonniers. [...] La tradition attribue à Domingo de Silos un rôle essentiel dans l'Église : celui d'avoir permis la naissance de Domingo de Guzman, saint Dominique fondateur de l'ordre des Prêcheurs ; c'est en effet en mettant son fruit sous la protection du saint de Silos, que Jeanne d'Aza put mener à bien sa grossesse, et qu'elle eut le pressentiment qu'elle portait en ses flancs un enfant exceptionnel (la vision du petit chien tenant dans sa gueule une torche, symbolisant le verbe de Dominique éclairant le monde) : aussi s'empressa-t-elle de le prénommer Domingo, en l'honneur de son illustre protecteur (Le corps comme métaphore dans l'espagne des XVIe et XVIIe siècles: du corps métaphorique aux métaphores corporelles, colloque international, Sorbonne et Collège d'Espagne, 1-4 octobre 1990, 1992 -

En Afrique

Il passe au Burkina Faso, au Mali (Diré), en Algérie (Tabalbala ou Tabelbala), au Maroc (Driouch autrefois espagnole).

Tabalbala serait le Tabalbert cité par Raymon Lull. Les Belbali(s) ou les Belbala(s) est une communauté originaire de l'Afrique sud saharienne, et sont les premiers occupant de Tabelbala. Ils parlent une langue autre que l'arabe et le Tamazight, c'est le Korandjé ( - Tabelbala).

Du Tafilalet (sud-est marocain) on gagne toujours Tombouctou (à 24 minutes du méridien) par Tabelbala, escale qui sera désaffectée. En 1413, Tabelbala figure sur la planisphère du juif converti de Majorque : Mécia de Villadestes.

Jean-Léon l'Africain dit ceci : « Tabelbelt. C'est un endroit habité au milieu du désert de Numidie, à environ 200 milles de l'Atlas et à 100 milles au sud de Segelmesse. Il y a là trois châteaux très peuplés dont les terrains cultivables sont plantés de palmiers. L'eau y est très rare, ainsi que la viande : on y mange des autruches et des cerfs que l'on chasse. Les gens, bien qu'ils fassent du commerce avec la Terre des Noirs, sont pauvres parce qu'ils sont vassaux des Arabes» (Tadeusz Lewicki, Études maghrebines et soudanaises, Volume 1, 1976 -

Les Songhaï sont un peuple de la vallée du fleuve Niger vivant principalement du travail de la terre et de l'artisanat. Ils constituent un groupe ethnique important du Mali et du Niger. L'Empire songhaï a connu un rayonnement important à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Son apogée eut lieu sous les règnes de Soni Ali de 1464 à 1492 et de Askia Mohamed de 1493 à 1528. L'empire Songhaï s'effondra à la suite de la bataille de Tondibi contre les Marocains en 1591. L'empire songhaï avait pris le relais de l'empire du Mali au XVe siècle. Il était devenu l'entité politique structurante de la société ouest-africaine.

Les Songhaïs sont pour la grande majorité des musulmans, mais la religion traditionnelle reste très forte dans la vie de tous les jours. Beaucoup de Songhaïs continuent la pratique du culte des ancêtres. Ils croient ancestralement aux esprits, les holey, et en un dieu créateur, Yarkoy ( - Songhaïs).

Angine couenneuse ou diphtérie, bi akara engiendzi :

— tigraz, bousier, écrasé dans l'huile chaude avec de Yabursad (Lepidium sativum), le tout administré par instillations goutte à goutte dans la gorge, une fois (la valeur de quelques cuillerées à soupe).

— Cataplasmes chauds d'alba pilé avec du lait frais. Du tiferfez écrasé (tiges, feuilles et fruits), mouillé à l'eau très chaude fait un excellent cataplasme pour le mal de gorge.

On brûle sous les meilleurs palmiers des palmes vertes et du tiferfez (hagaya, Zygophyllum album). La fumée de leurs feuilles vertes est comparée à un encens qui active la maturation des fruits (Francine Dominique Champault, Une oasis du Sahara Nord-Occidental: Tabelbala, 1969 -

Le zygophylle geslini est une espèce très répondue dans le Sahara septentrional. Plusieurs espèces du même genre partagent avec le zygophylle geslini le nom vernaculaire de «aggaya» telles que Z. album, Z. cornutum [Baba Aïssa, 1999], Z. gaetulum et Z. waterlot [Jouad et al., 2001 ; Eddouks, 2002]. Ces espèces sont utilisées en médecine traditionnelle comme remèdes de différentes affections. Notamment, le Z. gaetulum qui est très utilisé au Maroc contre le diabète sucré. Des études réalisées sur cette plante montrent que l'extrait aqueux peut diminuer la glycémie des rats rendus diabétiques [Jouhari et al., 2000]. Il est également efficace chez des patients souffrant du diabète de type 2 [Jouhari et al., 1999]. De même pour Zygophyllum cornutum, Aggaya de la Tunisie, où il a été rapporté que cette espèce est très efficace testée sur le lapin [Perez et Paris, 1958] (Houria Medjdoub , Etude phytochimique et activités biologiques de zygophyllum geslini coss. Université de Tlemcen - Magister 2006 -

On extrait du Suœda vermiculata et du Zygophyllum Geslini, par incinération, un carbonate de soude et de potasse, nommé trouna par les gens de l'Oued Souf, qui l'emploient, ainsi que le Rosmarinus officinalis (Khelil), pour la préparation du tabac qu'ils vendent dans les villes du Sahara Algérien (Bulletin de la Société Botanique de France, Volume 4, 1857 -

In addition to administering drugs to act directly on the throat, large dotes of alkali, as the carbonate of potassium, may be given, with the object of liquefying the mucus and promoting expectoration (John Marie Keating, The Treatment of whooping-cough, 1885 -

Revenons maintenant à la potasse des sols arables, indispensable à la vie des plantes. Les végétaux sont des capteurs de potasse, ils accumulent dans leur organisme, sous forme de sels, nitrate, malate, tartrate, etc., la potasse puisée dans le sol; aussi les plantes calcinées laissent-elles des cendres fort riches en potasse (Revue scientifique illustrée (Revue rose), 1919 -

On extrait le carbonate de potasse des plantes, particulièrement de celles qui sont ligneuses, par l'incinération et par la lixiviation ; mais on en retire en même temps du sulfate de potasse et du chlorure de potassium, qui, comme le carbonate de potasse, sont solubles dans l'eau. Ces trois corps, mêlés en diverses proportions, et colorés assez souvent par un peu d'oxyde de fer ou de manganèse, constituent la potasse du commerce, qui contient quelquefois, en outre , une petite quantité de silice en partie "combinée.

On en consomme bien moins en France depuis l'établissement des fabriques de soude artificielle, parce que cet alcali est tout aussi propre au blanchiment, à la fabrication du bleu de Prusse, à la vitrification, que la potasse, qui nous vient presque toute des pays étrangers (Louis Jacques Thénard, Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique, Volume 2, 1829 -

Le bleu de Prusse fut découvert accidentellement par le fabricant de couleurs Johann Jacob Diesbach dans le laboratoire d'alchimie de Dippel, à Berlin entre 1704 et 1707, très probablement en 1706. D'après le récit donné par le chimiste allemand Georg Ernst Stahl, Diesbach essayait de produire de la laque de Florence, un pigment carminé à base de cochenille et d'alun. Habituellement, il faisait bouillir des cochenilles finement pulvérisées dans de l'eau puis il rajoutait de l'alun, du sulfate de fer et de la potasse. Un jour, qu'il était à cours de potasse, il en emprunte à son collègue Dippel qui travaillait sur l'huile animale, une préparation à base de sang d'animal. Quand il rajouta cette potasse, qui était contaminée par de l'hexacyanoferrate, il n'obtint pas le rouge carmin attendu. Mais en concentrant le précipité, il eut d'abord du pourpre puis un bleu profond. Le nom de Bleu de Prusse pour désigner ce pigment bleu foncé, apparait pour la première fois en 1709, dans la correspondance entre Leibniz et Frisch. Dans d'autres lettres le nom de Bleu de Berlin est utilisé. Ce pigment bleu fut d'abord produit par Diesbarch et Frisch, au moins entre les années 1708 et 1716 à Berlin ( - Bleu de Prusse).

Dippel est né près de Darmstadt, au château de Frankenstein (Autour de Rennes le Château : Sion, Soleil et Blaise).

On se sert en général pour fertiliser le sol, de chaux & de limon de mer. La potasse est devenue depuis quelques années un objet considérable d'exportation. On brûle le végétal d'où on le tire (l'algue) jusqu'à ce qu'il se liquefie, & quand il est froid, ce n'est plus qu'une espèce de cendre que l'on vend pour les manufactures de verre & de savon. Les montagnes d'Ecosse, & la côte Occidentale de l'Irlande produisent la plus grande quantité de potasse. L'algue y croît, & s'attache autour des rochers du rivage, jusqu'à ce qu'elle parvienne à sa maturité, ce qui arrive tous les deux ou trois ans, & alors on la coupe. Les frais de la couper, de la faire sécher & de la brûler, montent à-peu-près à une guinée & demie par tonneau, & son prix ordinaire en Ecosse est de quatre à cinq livres sterling, tandis qu'on l'a pour trois en Irlande; mais dans ce dernier pays la potasse est mêlée de fable & de pierres (John Knox, Voyage dans les montagnes de l'Ecosse et dans les Isles Hébrides, Volume 1, 1790 -


Mungo Park (11 septembre 1771 - 1806) était un explorateur écossais. Il aurait été le premier occidental à explorer le fleuve Niger. Les géographes européens ne connaissent de ce grand fleuve que ce qu'en avait dit Pline qui avait parlé de Niger, puis Al Idrissi et Léon l'Africain. Park meurt à Boussa sur le fleuve Niger qui a plusieurs noms locaux dont le mandingue Jeliba ou Joliba ou Dhioliba, le songhaï Issa Beri (littéralement: le grand cours d'eau). ( - Mungo Park).

La petite ville de Diré, proche de Tombouctou, sur le fleuve Niger, "aussi large que la Tamise à Westminster" comme l'écrit Park, était le lieu de rencontre de deux civilisations : au nord, les bergers nomades et le grand désert de sable ; au sud, les cultivateurs noirs... (Serge Sanchez, François Augiéras, le dernier primitif, Grasset, 2006 -

Mungo Park souligne qu'en 1796, deux siècles après l'annexion de Tombouctou au royaume saadien, on voyait à Tombouctou un grand nombre de Juifs qui parlaient tous arabe et se servaient des mêmes prières que les Maures. Trente ans avant ce récit, en 1766, l'un de ces Juifs, Al-Hajj Abd al-Salâm al-Kûhîn, ancêtre des Awlad al-Kûhîn (famille Cohen) du cercle de Diré mourait à Tombouctou. Le XVIIIe siècle à Tombouctou est le siècle des Cohen. Le premier Cohen signalé par les textes est Al-Hâjj Abd al-Salâm al Kûhîn (66). Dans son récit des événements de l'année 1180 (ère hégirienne), Mawlây Qâsim indique sa date de décès qu'il fixe au jeudi 9 Safar 1180/17 juillet 1766 (Ismaël Diadié Haïdara, Les juifs à Tombouctou: recueil des sources écrites relatives au commerce juif à Tombouctou au XIXe siècle, 1999 -

On peut visiter le cimetière des Juifs à Diré ( - Diré).

L'or du Ghana au XIe siècle entrait dans la confection des couronnes des rois d'Angleterre (Édouard C. Paul, Michel C. Aubourg, Afrique: perspectives politiques, 1963 -

Léon l'Africain, au début du XVIe siècle, a vu des draps de Venise sur les marchés du Soudan. Vers la fin de ce même siècle, une compagnie anglaise, la « Barbary Company », exporte des draps d'Angleterre vers le Sous marocain, draps qui seront réexportés vers l'empire songhaï. Le sucre exporté du Sous au XVIe siècle est aussi une denrée de luxe, destinée à quelques Sahéliens privilégiés, de la même façon que le sucre exporté vers l'Europe n'était destiné qu'à un petit nombre d'acheteurs riches (Jacques Giri, Histoire économique du Sahel: des empires à la colonisation, 1994 -


Le méridien passe par les Îles Eotilé en Côte d'Ivoire près de la frontière avec le Ghana.

Les amas coquilliers anthropiques qui parsèment les formations littorales récentes du Sud-Est de la Côte d'Ivoire appartiennent à un ensemble de sites des rivages atlantiques de l'Afrique qui témoignent de l'importance de l'utilisation des ressources issues de l'océan et des systèmes lagunaires dans l'alimentation humaine, et ce depuis fort longtemps (Mauny, 1961). En Côte d'Ivoire leur masse et leur densité sont telles que, avant leur étude précise par des géologues, dans les années soixante, ils étaient considérés comme des faluns liés aux transgressions marines. Ces géologues (Dorthe, 1964 ; Madon, 1969) ont d'ailleurs été les premiers, à l'occasion de recherches devant aboutir à une exploitation industrielle des gisements, à mettre en évidence leur origine anthropique et ont alors évalué leur masse à 1 147 000 tonnes.

L'étude de ces sites devint donc, au début des années soixante-dix, un des trois axes de recherche privilégiés (Leclerc et ai, 1975) du tout jeune Institut d'Histoire, d'Art et d'Archéologie de l'Université d'Abidjan, en charge de jeter les bases d'une grille chronologique de l'histoire ancienne de la Côte d'Ivoire. Le premier axe fut conduit, essentiellement, sur le site de Songon Dagbé, sur le rivage Nord de la lagune Ébrié, à l'Ouest d'Abidjan, sous la responsabilité de R. Chenorkian. Le deuxième axe de recherche concernait l'étude des sites du pays Éotilé, sur les rivages et les îles de la lagune Aby, à la frontière avec le Ghana. Dans cette région, la découverte majeure de ce programme fut celle d'une importante nécropole établie sur l'énorme amas coquillier (240 000 t.) qui coiffe presqu'en- tièrement un îlot faiblement émergé, l'île de Nyamwan (Jean Polet, Première approche d'une industrie sur coquillage identifiée dans un amas coquillier de Basse Côte d'Ivoire (Nyamwan). In: Journal des africanistes. 1995, tome 65 fascicule 2 -

Les amas coquillers ont intéressés l'abbé Henri Boudet (cf kjoekken-moeddings de La Vraie Langue Celtique, pages 126-136).

En 1687, deux ans après le code noir, des missionnaires et des commerçants français s'installent sur le site d'Assinie, à l'extrémité est du littoral, vers la Côte-de-l'Or, mais ils repartent en 1705 après avoir construit et occupé le Fort Saint-Louis, de 1701 à 1704, car le commerce des esclaves contre des céréales ne rapporte pas assez. Parmi eux, le chevalier d'Amon et l'amiral Jean-Baptiste du Casse, directeur de la Compagnie du Sénégal, qui, en Novembre 1687, sont reçus à Aboisso par le roi Zéna de Krindjabo, capitale du Royaume du Sanwi. Du Casse s'était rendu en Guinée à bord de la frégate La Tempête et essaya de prendre Elmina (dans l'actuel Ghana). Aniaba (Anabia, Anniaba), du peuple Ehotilé, fut emmené en France avec Banga, de sang noble, en mai 1688, par ces derniers. Il attira alors l'intérêt de la Cour auprès de laquelle, probablement encouragé par son entourage, il se représente comme héritier présomptif de la couronne d'Assinie - ce qui correspondait à certains objectifs stratégiques de la France. Il fut, le 1er août 1691, baptisé par Bossuet dans l'église des Missions Étrangères, parrainé par Louis XIV dont il reçoit le prénom (Prénom complet Jean-Louis), il profite des meilleurs précepteurs, devient officier d'un régiment de cavalerie avec une rente annuelle de douze mille livres, « le premier officier noir de l'armée française ». Un ordre religieux, l'Ordre de l'Etoile-Notre-Dame, est même créé en 1701 à son intention. En 1740, son histoire romancée a été contée dans un ouvrage anonyme, Histoire de Louis Anniaba : Roi d'Essenie en Afrique sur la Cote de Guinée ( - Assinie, ( - Aniaba).

Assinie a constitué le lieu de tournage du film Les Bronzés en 1978 (Tintin, Hergé et la Croix d’Huriel : L’Etoile mystérieuse : la tulipe, le lys et le miel).

Assahuaye. s. m. Nom d’un fruit qui croît dans le royaume d’Issini. Assahuaya. Il est gros comme une médiocre prune, & de couleur rouge. Il y en a une autre espèce plus petite, & qui n’est pas plus grosse que le doigt. Ces fruits n’ont presque que la peau, & en les suçant, on n’y trouve qu’un goût douceâtre & insipide ; mais ils ont une telle qualité, qu’après en avoir seulement sucé un, l’on peut manger les oranges de les citrons les plus verts & les plus aigres, & boire le vinaigre le plus âpre, sans être incommodé. Ces choses ne paroissent plus au goût que des confitures très-délicates, tant est grande la force de cet alkali, qui sans doute auroit des propriétés merveilleuses dans la Médecine pour émousser la pointe des acides du corps humain, si on le séchoit & transportoit en Europe. P. Loyer, qui dit l’avoir éprouvé plusieurs fois. Description du royaume d’Issini. (Dictionnaire de Trévoux, 1771 -

Alcali végétal. Ancien nom de la potasse, qui se trouve en grande quantité dans les végétaux (Pierre Hubert Nysten, Isidore Bricheteau, Ossian Henry, Joseph Briand, Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire, 1840 -

L'alcali végétal, ou potasse, est alcali le plus ordinaire du régne végétal. Cette substance, dans son état de pureté, est blanche et demi-transparente ; elle exige une forte chaleur pour sa fusion, et possède une saveur fortement caustique. Dans la matière que les chimistes appellent potasse pure, l'alcali fixe est à l'état de combinaison avec l'eau; dans la perlasse ou potasse du commerce, l'alcali est combiné avec une petite quantité d'acide carbonique. La potasse non combinée avec d'autres substances se compose d'une proportion de potassium, métal très inflammable, et d'une proportion d'oxigène (Humphry Davy, Amand-Denis Vergnaud, John Davy, Nouveau manuel de chimie agricole, 1838 -

Il prendra le pouls de Sambo et dira: « C'est un mal de gorge, il lui faut de la potasse. » Et nous ne serons pas plus avancés (Robert de Roquebrune, Testament de mon enfance : récit, 1979 -

Le chlorate de potasse exerce une action antiseptique puissante et provoque une hypersécrétion des glandes salivaires et muqueuses qui contribue à l'expulsion des débris alimentaires. On sait qu'il est employé journellement par application sur les gencives et sur les dents qui se déchaussent et son influence est très remarquable. M. Unna fait observer que l'effet antiseptique du médicament s'étend jusqu'aux amygdales et au pharynx; il y a longtemps qu'on emploie pour les maux de gorge les pastilles au chlorate de potasse (La Science illustrée: journal illustré, 1893 -

D'après le Dr Winterbottom la phthisie est rare chez les natifs de Sierra Leone, mais elle serait plus fréquente chez les Foulas et les Mandingues, qui la regardent comme n'étant pas contagieuse mais héréditaire et incurable. Elle est assez rare chez les natifs de la Côte d'Or d'après les observations des missionnaires bâlois et celles du Dr Jubelin dans le royaume d'Aaouemi sur le cours de la rivière Assinie, où l'impaludisme existe au plus haut degré et où cependant la phthisie est signalée comme assez répandue parmi les Européens de la colonie française. Le Dr Daniell signale la phthisie comme étant avec la dysenterie la cause de mort la plus ordinaire dans les régions basses et marécageuses du golfe de Bénin. La phthisie n'est point rare sur le cours du Niger d'après le Dr Oldfield. Au Gabon, l'uniformité de la température paraît exercer une influence favorable sur les malades phthisiques d'après les observations des Dr Quetand et Dr Bellay. Dans l'île voisine de Fernando-Pô les conditions sont plus fâcheuses pour cette classe de malades. Nous ne possédons pas de documents précis sur la fréquence de la phthisie dans les régions situées au midi des deux Guinées. Mais les faits qui précèdent sont suffisants pour démontrer que la phthisie pulmonaire est plutôt fréquente que rare chez les natifs et les colons européens sur toutes les côtes tropicales de l'Afrique occidentale. La coqueluche et la grippe visitent souvent ces mêmes régions (Henri Clermond Lombard, Traité de climatologie médicale, Volume 3, 1879 -

Le pays indépendant d'Assinie, Royaume situé sous la Zone torride, à la Côte d'or, que baigne l'Océan-d'Afrique, habité par des Négres, qui comprend, entre autres villages indigènes, ceux d'Abi, peuplé de 1,500 à 2,000 habitants ; de Biatry, peuplé de 1,000 à 1,200 ; de Krinjabo, résidence du roi. Il produit en abondance des bananes, du manioc, des volailles, des moulons. Les indigènes se livrent à la pêche ; ils préparent et troquent le sel. Ils commencent, encouragés par leur roi, à recueillir l'huile de palme. Ils trafiquent aussi d'un peu d'ivoire; mais la traite principale est celle de l'or. Il en vient du pays des Mandingues, royaume de Lahnu et des Achantis ; une assez grande quantité est exploitée dans la rivière d'Or et dans les montagnes Bleues que traverse cette rivière. A l'intérieur, il est plus abondant et à meilleur marché que sur la côte. L'or d'Assinie est, avec celui du Grand-Bassani, réputé le plus pur de la côte d'Afrique. C'est dans les terrains d'alluvion, provenant de la désagrégation des roches où il gisait primitivement, que les naturels en recueillent la plus grande partie ; ils séparent, par le lavage, les paillettes ou grains disséminés dans une argile rougeàtre, plus ou moins sablonneuse (Gilbert-Urbain Guillaumin, Dictionnaire universel théorique et practique du commerce et de la navigation, Volume 1, 1839 -, Le grand dictionaire historique, 1740 -

Chez les Ehotilé, peuple qu’on retrouve dans la région d’Adiaké (Sud), le plantain bouilli a aussi son appellation. C’est l’Akpéssi, généralement accompagné de pâte de piment avec du braisé de poisson (N’doha). La banane (plantain) est un fruit très énergétique (120 calories / 100 grammes) et riche en potassium nécessaire pour combler les besoins quotidiens nutritifs, facile à digérer ( n- La banane-plantain).

For dry coughs and whooping cough, a drink made from bananas can work like an expectorant and help break up the cough (Harish Johari, Ayurvedic Healing Cuisine, 2000 -

Alcali, de l'arabe kali, mot qui désigne la soude, solsona soda, dans Linné, et de l'article arabe al, le, la ; en effet, c'est par l'incinération de cette plante marine qu'on obtient aujourd'hui un des principaux alcalis. On désigne sous ce nom, toute substance ayant les propriétés de verdir les couleurs bleues végétales, de s'unir aux acides pour former des sels, de se mêler aux huiles en les convertissant en savon, de désorganiser et dissoudre la matière animale, etc. Les alcalis connus sont : la soude, la potasse, l'ammoniaque, la chaux, la strontiane et la baryte. La potasse et la soude sont les deux alcalis fixes que les anciens connaissaient. L'alcali volatil est l'ammoniaque (François Raymond, Dictionnaire général et complet de la langue française, Tome I, 1843 -

Le sel alcali, al Kali des Arabes, autrement dit le potassium (kali) était connu dès la plus haute antiquité. Les anciens obtenaient de la potasse en faisant une lessive avec la cendre des végétaux. Le produit de cette lixiviation ou lessive à base de cendre végétale est mentionné dans les textes bibliques sous le nom de « borith ». Par incinération, toutes les plantes donnent des cendres qui renferment plus ou moins de sel alcalin ou carbonate de potassium (CO3 K2). Le borith était utilisé par les Égyptiens pour faciliter la fusion dans l'affinage de l'or et de l'argent; on le retrouve, beaucoup plus tard, sous les noms de « flux noir » et de « flux blanc ». La potasse, appelée autrefois « sel alcali végétal » principalement avec les cendres des végétaux riches en potassium, tels que: chêne, fougère, vigne, roseau, noisetier. En mélangeant de la cendre végétale (2 parties) avec de la chaux vive (1 partie), puis en faisant une lessive, on obtient après filtration et évaporation de la liqueur à feu doux, un sel connu sous les noms de « pierre à cautère » ou « pierre infernale » soit de la potasse caustique. Les Chinois connaissaient depuis très longtemps la préparation des alcalis caustiques au moyen de la chaux vive et des cendres. Albert le Grand donne un procédé qui est toujours valable : « Prendre de préférence des cendres de chêne pourri en grande quantité et faire une lessive. Après filtration, chauffer la liqueur pour favoriser l'évaporation et la cristallisation du sel caustique. Conserver ensuite ce sel en flacon bien bouché, à cause de sa grande déliquescence. » La potasse caustique a été préconisée par certains spagyristes pour l'extraction du mercure du cinabre, en vue d'obtenir une poudre transmutatoire faible. Quand les Alchimistes parlent du sel alcali, ce n'est pas du potassium, mais de la terre feuillée ou cendre, pierre au blanc, qui est en effet un sel à l'aspect d'une poudre brillante comme du diamant, finement divisée en lamelles. Basile Valentin précise bien que le sel des plantes est un sel mort qui n'entre point dans le Magistère (Fabrice Bardeau, Les clés secrètes de l'alchimie, 2010 -

De la potasse à l'Alliance : jeu de mots ?

Quelques expressions de langues anciennes ont fait conclure à Hooke (De antiq. rel. Christ,) que les peuples croyaient à la rédemption du genre humain par l'immolation du Libérateur. Ainsi la phrase carath berith se traduit ordinairement par inire, percutere fœdus, « contracter une alliance.» Mais le mot carath a le sens de ferire, trucidare, « frapper, mettre en lambeaux, » et berith signifie l'action de purifier, ou la chose purifiée. Ainsi (Malach. III. 1, 2) : Alors viendra dans son temple le Dominateur, il viendra, comme berith herba fullonum, une plante qui purifie. (Jer. II,22) : Quand vous vous laveriez dans le nitre, et que vous multiplieriez pour vous le berith, la tache de votre iniquité paraît devant moi. - Berith a bien ici le sens de purifier. Les Latins cimentaient leurs alliances par une victime : de là ferire, percutere fœdus, « frapper l'alliance. » Mais la racine de fœdus est « souillure; » en sorte que la victime frappée aurait le sens de souillure et de rapprochement chez les Latins, et chez les Hébreux elle serait borith ou berith, un purificateur. Ne pourrait-on pas dire que la langue hébraïque exprimerait l'effet, et la langue latine la cause ? De là frapper le purificateur ou la plante qui purifie, ou frapper la souillure, afin de l'effacer. De là aussi chez les Hébreux et chez les Latins, l'idée de souillure dans une victime, de purification dans l'immolation de cette victime, et aussi d'alliance dans cette immolation, ou dans la disparition de toute souillure, ce qui reviendrait à voir dans la discorde et la guerre une suite de la souillure ou du péché, puisque la paix et l'alliance ne se rétablissent que par la disparition de la souillure. Et ces alliances entre les hommes, jurées et cimentées par les victimes immolées, n'emprunteraient-elles pas leur caractère sacré à une autre alliance qui sera aussi une grande purification, et qui demandera aussi une incomparable victime ? Chez les Hébreux encore, berith, l'action de purifier, signifie aussi alliance. Je mettrai mon Berith avec toi, dit le Seigneur (Gen. VI, 18), et toutes les versions traduisent : Je ferai alliance avec toi. Dieu dit encore : Ego sum, et berith meum tecum, et la Vulgate a traduit : Ego sum, et pactum meum tecum (Id. xvII, 4) Les peuples anciens ont cru rendre plus fermes leurs alliances, en empruntant la grande image du sacrifice qui sera une réconciliation entre le ciel et la terre. Le sang d'une victime consacre l'alliance, et les termes qui l'expriment sont immoler, frapper, souillure, purification, termes incompréhensibles sans la grande victime du Calvaire. Cette victime, en effet, sera véritablement une souillure, fœdus, parce qu'elle sera chargée des péchés du monde ; elle sera fœdus au Jardin de Gethsémani et sur le chemin du Golgotha ; elle sera frappée à cause de cette souillure, dont elle s'est chargée volontairement; elle sera berith, herba fullonum, parce qu'elle purifiera le genre humain par son sang; enfin elle sera une réconciliation entre le ciel et la terre, puisqu'elle versera le sang de la nouvelle alliance; et parce qu'elle aura été frappée, la souillure ou le péché qui nous séparait de Dieu disparaîtra, et nous serons rapprochés de notre Père, par la grande pacification (Morisot, Le Christ avant Bethléem, ou Sentiments des Pères de l'Église et des principaux commentateurs sur les prophéties figuratives et verbales, 1870 -

Le Mardi gras est suivi du Mercredi des Cendres qui est le premier jour du Carême.

Le Carême correspond aux quarante jours qui précèdent la fête de Pâques. C'est la montée vers Pâques. C'est une période où les chrétiens essaient de se convertir. En consacrant davantage de temps à la prière, en jeûnant et en partageant de leur disponibilité, de leur argent, de leur amitié...[...] Le chiffre quarante est un chiffre symbolique qui marque un temps de préparation à un nouveau commencement. Ainsi les quarante jours et quarante nuits où les eaux du Déluge précèdent l'Alliance que Dieu établira avec Noé et ses descendants (cf. Genèse 7-9). Ainsi les quarante ans passés dans le désert par le peuple hébreu entre la sortie d'Égypte et l'entrée en Terre promise (cf. Deutéronome 2, 7). Ainsi les quarante jours et quarante nuits pendant lesquels Moïse se prépare à recevoir la Loi d'alliance pour son peuple (cf. Exode 34, 28). Ainsi les quarante jours et quarante nuits où Elie marche vers l'Horeb pour y recevoir de Dieu la mission de restaurer l'Alliance (cf. 1 Rois 19, 8). Ainsi les quarante jours et quarante nuits passés par Jésus dans le désert après le baptême reçu de Jean et avant sa mission (cf. Matthieu 4, 2). Là il connut l'épreuve de la tentation de l'avoir, du savoir et du pouvoir. ll sortit vainqueur du Tentateur, lui disant « non » et, dans le même mouvement, répondant "oui" au Père (Jacques Roger, A. B. C. de la foi chrétienne pour gens pressés: de mot en mot, à l'écoute de la Parole, 1997 -

Les Britanniques et l'Alliance

The royal line of British rulers is thought to be the continuation of King David's line, and the Stone of Scone, used in all Scottish and and British royal coronations, is believed to be the pillow on which the patriarch Jacob slept (Genesis 28:11), and a stone used at David's coronation (II Samuel 5). According to theorists, the Tribe of Dan, long lost in Assyria, has reappeared in names like Lond-an, Swed-an, and Dan-mark. The origins of the British as a people are said to be “Berith-ish,” or a covenant people from the Hebrew term for covenant (berith) (William H. Brackney, Historical Dictionary of Radical Christianity, 2012 -

Pierre Le loyer est un pionnier dans l'Anglo-israélisme.

Le petit in-8° publié en 1620, par P. Le Loyer, l'était dans un but spécial, celui de ramener le roi d'Angleterre à la religion romaine, et pour ce faire, Le Loyer cherchait à démontrer à Jacques Ier que son peuple était une colonie iduméenne, et que lui, Jacques Ier, descendait, aussi bien que le pape, d'Esaü ; que par conséquent ils étaient frères en Esaü. [...]

Pierre Le Loyer, que Lacroix du Maine qualifie sieur de la Brosse, fut un démonographe érudit de la fin du XVIe siècle. Il naquit à Huillé, village d'Anjou, près de Durtal ou Duretail, le 24 novembre 1550, et mourut à Angers en 1634. (Le Moniteur de la librairie: mémorial universel des publications françaises et étrangères anciennes et modernes, 1844 -

On donnait couramment à Jacques Ier le nom de Salomon, le sage roi d'Israël dans la Bible. Il appréciait ce compliment (Michel Duchein, Le Duc de Buckingham, 2001 -

Curiously, one Jewish writer believed that James had fulfilled his Solomonic ambitions. In March 1625 Paul Jacob, recently converted to Christianity by an Irish bishop, sent a strange petition to the king. He considered "that as the sceptre has passed from Judah, his Majesty is the true King of the Jews." Jacob therefore claimed that he was now James's child and subject. Unfortunately for Jacob, the king died on 27 March, and we do not know what he thought of his new role. However, Jacob's tribute foreshadows the loyalty of many Jews — and Jewish Freemasons — to the Stuarts in the troubled decades ahead. [...] According to Williams, during James's reign London had become Jerusalem and Great Britain had become Israel, which flourished for forty years under the wise rule of Solomon. James's architectural ambitions were further stimulated by the birth of Prince Henry Stuart in 1594, and a delighted king planned a sumptuous international celebration for Henry's baptism. In August James ordered the rebuilding of the Chapel Royal at Stirling, and he worked with Schaw on the ambitious design. The doorway was a triumphal arch with a superstructure, which was "Scotland's first known building based upon formal 'correct' use of classical Orders." And, as MacKechnie further argues, the rest of the design proclaimed James as Solomon (Marsha Keith Schuchard, Restoring the Temple of Vision: Cabalistic Freemasonry and Stuart Culture, 2002 -

Marcus Gheeraerts the Younger, Henry, Prince of Wales, vers 1603 -

La figure de Salomon bâtisseur renvoie en fin de compte à un idéal monarchique de première importance, dont se voit gratifié dans la dédicace finale des Semaines (1578), non pas Henri IV, dont Du Bartas fut pourtant très proche, mais le roi Jacques VI d'Ecosse, auquel le liait une profonde amitié littéraire. Ce prince incarne, selon l'auteur, les vertus cardinales de Salomon, parangon de tous les monarques, élu du ciel «pour faire un grand chef d'œuvre», forçant l'admiration malgré son jeune âge par l'intelligence, un «courage de Mars», un «jugement rassis», une éloquence digne de Virgile et de Cicéron réunis, dont les marques se reflètent, comme chez Salomon dans l'exposé des «loix Economiques», des «enseignemens privez» et des «regles politiques». (Gilbert Schrenck, Le Temple de Salomon dans la Magnificence de Du Bartas, Architectes et architecture dans la littérature française: Colloque international en Sorbonne les 23-25 octobre 1997, 1999 -

Jacques Stuart (19 juin 1566 – 27 mars 1625) est roi des Écossais sous le nom de Jacques VI (Seumas VI Stiubhairt en gaélique écossais) à partir du 24 juillet 1567, ainsi que roi d'Angleterre et d'Irlande sous le nom de Jacques Ier (James I Stuart en anglais) à partir du 24 mars 1603 ( - Jacques VI et Ier).

L'Anglo-Israël Association a été établie en 1875 à Londres. Un représentant majeur de ce courant est le pasteur Herbert W. Armstrong (1892-1986). Il publie en 1954 The United States and Britain in Prophecy. Une branche soutient que les Juifs sont des imposteurs et que les vraies tribus seront restaurées et rassemblées par Dieu lors du retour du Messie, spécialement parmi les Anglo-Saxons.

L'auteur des Vrais Israélites, Lady Caithness, dit sans ambages et en s'appuyant sur une tradition très ancienne : La postérité de David est passée dans le pays que les prophètes hébreux ont appelé les « îles de l'Ouest » et qui ne sont autres que les deux grandes îles formant aujourd'hui les royaumes d'Irlande et de la Grande-Bretagne. Zedekiah, le dernier roi d'Israël, ayant été fait prisonnier par Nabuchodonosor, roi de Babylone (lequel tua tous ses fils), et étant mort en captivité, n'aurait laissé d'autre postérité que ses filles. Pour les sauver, et en même temps afin « de planter à nouveau la maison de Juda », le Seigneur Dieu aurait ordonné au prophète Jérémie de les transporter dans les « Îles de l'Ouest » avec tous les trésors du temple de Jérusalem. Le navire de Jérémie, avec sa précieuse charge, aborde sur les côtes d'Irlande et les augustes voyageurs sont recueillis par le prince Eochaïd, qui va être couronné roi. Ce prince devient amoureux des filles du roi Zedekiah et leur union est célébrée par le prophète sur la promesse que fait le nouveau souverain de renoncer au culte de Baal. Ainsi, dit l'auteur, après que tous les princes de Juda eurent été mis à mort. la semence royale de David fut miraculeusement préservée par cette jeune fille juive qui fut le moyen de transmission d'une lignée de rois.

Sa descendance règne sur l'Irlande, puis sur l'Ecosse, et même sur l'Angleterre par Jacques Ier (Jacques VI d'Ecosse), fils de Marie Stuart, qui fut proclamé roi de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, après la mort d'Elisabeth, puisque ce roi affirme lui-même sa filiation en déclarant publiquement, le 21 avril 1613, dans la salle du Conseil, à Whitehall, que « les anciens rois d'Ecosse descendent des rois d'Irlande ». Aujourd'hui la reine d'Angleterre, qui provient des Stuarts par une petite-fille de Jacques Ier, serait donc une descendante directe des anciens rois d'Ecosse et d'Irlande, et par conséquent sa lignée remonterait jusqu'au roi Eochaïd qui épousa la fille de Zedekiah, le dernier roi d'Israël (La Nouvelle revue, Volume 68, 1891 -

Marie Sinclair, duchesse de Pomar puis comtesse de Caithness (1830-1895), est l'auteur de La Théosophie universelle : la Théosophie chrétienne. Paris, G. Carré, 1886, de La Théosophie universelle : la théosophie bouddhiste, ibid, 1887, de La Théosophie sémitique : les vrais israélites, l'identification des dix tribus perdues avec la nation britannique, les suffis et la tradition mahomélane, ibid, 1888 (Revue de Pau et du Béarn, Numéros 22 à 23, Société des sciences, lettres et arts de Pau, 1995 -

Fille d'un noble espagnol, Don José de Mariategui et de son épouse anglaise, une petite fille du Comte de Northampton, Maria de Mariategui fut élevée dans la religion catholique entre Londres où elle était née et Madrid. Elle épousa d'abord le général Condé de Medina-Pomar dont elle eut un fils, prénommé Emmanuel. Veuve en 1868, héritant d'une fortune considérable, elle épousa James Sinclair, le 14e Comte de Caithness le 6 mars 1872. En 1879, le pape Léon XIII lui conféra le titre de duchesse de Pomar.

La théosophie de Lady Caithness devint de plus en plus empreinte de christianisme ésotérique influencé par Jakob Boehme et Swedenborg et s'éloignait des traditions orientales dominant dans la société théosophique à laquelle elle adhéré en 1876. Elle rejetait cependant les concepts de péché originel et de divinité du Christ. Elle tenait un salon spiritualiste dans son hôtel particulier parisien, tous les mercredi du printemps à l'automne. Elle y reçut Charles Richet, Camille Flammarion, Annie Besant ou Jules Doinel (le fondateur de l'Église gnostique apostolique). Lady Caithness considérait que des esprits supérieurs lui avaient confié la mission d'apporter aux hommes la Quatrième Révélation (après celle de Moïse, celle de Jésus et celle faite aux spirites au début du XIXe siècle) ( - Maria de Mariategui).

Par Adela

Adela is accepted by Karl August Eckhardt as daughter of Dagobert II but believed by Hlawitscha to be daughter of Hugobert and Irma, mother of Aubri I, Count of Blois (The identification of Adela’s parents depends on a forged charter) ( - Mérovée).

Ceux-ci, on le sait, se rattachaient à Dagobert II par l'une des filles de ce roi, la princesse Adèle, mère d'Aubri Ier et aieule de l'abbé Grégoire d'Utrecht (Vita S. Gregorii Trajectensis; Vita S. Liudgeri). (Maurice Chaume, Les origines du Duché de Bourgogne, Volume 1, 1977 -

Cependant il semble qu'il y ait ici confusion avec sainte Adèle de Pfalzel, supposée parfois fille de Dagobert II. C'est une tradition qui tend à amalgamer des saints et des saintes dans des familles royales. ( - Faux Mérovingiens -

Irmine, abbesse d'Oeren était veuve d'un certain Hugobert et avait de nombreux enfants parmi lesquels Plectrude, épouse de Pépin d'Herstal, Adèle fondatrice de Pfalzel et Crodelinde ensuite abbesse d'Oeren. Sa fille Adèle se retira à Pfalzel où le jeune Grégoire, son petit-fils lui rendit visite. Rictrude, aristocrate d'origine gasconne se retire à Marchiennes après le meurtre de son mari Adalbald. Berthe de Blangy et Gertrude d'Hamage étaient veuves également (Michèle Gaillard, Les origines du monachisme féminin (Fin VIe-VIIIe siècle), Les Religieuses dans le cloître et dans le monde des origines à nos jours: actes du deuxième colloque international du C.E.R.C.O.R., Poitiers, 29 septembre-2 octobre 1988, 1994 -

K.A. Eckhardt ainsi que E. de Roquefeuil-Anduze croient à un autre rapport de proche parenté, Adèle étant réellement fille de Dagobert.

Si Adela est la fille de Dagobert II alors la Maison de Hesse, descendante de celle de Brabant (famille des Régnier), est issue du roi martyr à la septième génération ( - Famille des Régnier).

D'Aubri Ier, on passe à son fils Aubri II, de celui-ci à sa fille Theilindis qui, de Gainfroi, est mère de Gislebert, comte de Maasgau, père de Régnier Ier Long Col (Ancestral Roots of Certain American Colonists who Came to America Before 1700, 2004 -

Le sang de la famille Régnier est passée aux Stuart : Simon Ier (mort en 1138), duc de Lorraine est l'époux d'Adélaïde de Louvain (1090-1160) fille de Henri III de Louvain and de Gertrude de Flandres. Henri III est issu de Régnier Ier Long Col, duc de Lorraine. Marie Stuart (1542-1587, reine d'Ecosse, est la fille de Jacques V et de sa seconde femme Marie de Guise-Lorraine (Bar-le-Duc, 1515 - Edimbourg, 1560), fille de Claude duc de Guise - lui-même fils de René II duc de Lorraine issu de Simon Ier - et d'Antoinette de Bourbon ( - Adelaide of Leuven, ( - Maison de Lorraine, ( - Marie de Guise (1515-1560)).

Les Stuart descendent d'un normand, Alan Fitz Flaad (mort vers 1114) à qui le roi Henri Ier donna les terres d'Owestry en Shropshire. Son fils aîné, William Fitz Alan, resta en Angleterre et donnera souche auix maisons d'Arundel et de Norfolk. Le cadet Walter (mort en 1177) se met au service de David Ier, roi d'Ecosse, qui lui donne des terres et le titre de stewart ou sénéchal d'Ecosse, qui deviendra héréditaire et le patronyme de la famille. Stuart est la forme francisée et fixée par la reine Marie en 1452 (Dominique et Michèle Frémy, Quid 1997, Laffont, 1996).

L'abbé Henri Boudet avec sa Vraie Langue Celtique, partageait-il l'Anglo-Israélisme qui faisait des souverains de Grande-Bretagne les descendants des Hébreux ? Mettre à l'honneur ainsi l'anglais comme langue mère pourrait le faire croire. Souhaitait-il aussi la conversion des Anglicans au catholicisme, comme Le Loyer ? Cela est évident, ramener au bercail l'Angleterre a été un souci constant de l'Eglise catholique. A moins que son ouvrage soit du tout ironique. Les coïncidences darmstadtiennes (églises Marie Madeleine de Darmstadt et de Rennes le Château ; NO pointé du sceau-signature schleiermacherien du grand parchemin) laisseraient penser à une communauté de pensée entre prêtres audois (Boudet et Saunière) et certaines familles régnantes à la fin du XIXème siècle. La famille de Hesse était attachée à la franc-maçonnerie écossaise, et à la famille Windsor, anciennement Hanovre, dont le premier roi d'Angleterre Georges Ier était marié avec la petite-fille de Jacques Ier Stuart, Sophie.

L'abbé Gélis

L'abbé Antoine Gélis (1er avril 1827- 1er novembre 1897), prêtre méfiant et plutôt misanthrope, ami du célèbre Abbé Saunière, curé de Rennes-le-Château, était natif de Villesèquelande. Après les études primaires, il quitta le village pour le séminaire. Le père de l'abbé Gélis, Jean, était instituteur laïque à Villesèquelande, sa mère était Jeanne Félice Clerc ( - Gélis, - Gélis).

Jean Antoine Gélis a d'abord été curé de Durban, puis en 1855, curé de Lanet. Et ce n'est qu'en 1858 qu'il arrive à Coustaussa (Claude Palmeti, Rennes-le-Château, 2008 -

Lorsque Saunière arrivera à Rennes le Château (il a à peine 33 ans), Gélis exerce son ministère dans la région depuis justement 33 ans.

Gélis et Boudet, sont arrivés avant Saunière, c’est à dire durant la période ou la République n’était pas encore bien assise et qu’elle risquait de vaciller. La présidence de Thiers puis celle de Mac-Mahon berça d’illusions de nombreux défenseurs du retour du Roi. L’abbé de Coustaussa et de Rennes les Bains furent de ceux-ci (James Saint-Angel, Rennes le Château, un mystère ?, 1983 -, Entretien avec Monsieur Georges Henri GELIS -

Mais il y a un fait troublant concernant la mort de l'abbé Gélis et notamment le comportement de l'assassin après son crime. Au lieu de se sauver rapidement, l'auteur prit le temps de disposer le corps sur le dos, lui croiser les bras, lui placer un crucifix sur la poitrine. En somme il lui donna une pose rituelle.

Ce contexte international nous fait souvenir de l'affaire Gélis qui aurait pu être assassiné par des natifs des pays de l'est (slaves). L'arrêt de sa montre sur 12 h 15 pouvant marquer une date 1215 (Autour de Rennes le Château : Les Affaires Gélis & Tournesol -

En effet le 1er novembre 1215 est la date d'ouverture prévue du IVème Concile de Latran.

Couronnement de l'œuvre réformatrice d'Innocent III, le IVe concile du Latran représente l'apogée de la papauté médiévale. Il met le sceau de la chrétienté à l'action menée par le pape pour la défense de la Terre Sainte, la résistance à l'hérésie et la réforme des moeurs. Son importance correspond à celle du concile de Trente pour les Temps modernes. Le 19 avril 1213, Innocent III convoquait un concile général pour le 1er novembre 1215. La bulle Vineam Domini en précise l'objet : la bulle Vineam Domini en précise l'objet : la reconquête de la Terre sainte, la réforme de l'Eglise, la lutte contre l'hérésie et et l'affermissement de la foi. En plus des évêques, abbés et prieurs traditionnellement convoqués, le pape invite également l'abbé et le chapitre général de Cîteaux et de Prémontré, ainsi que les Grands Maîtres de l'Hôpital et du Temple. Les églises cathédrales et collégiales sont priées d'envoyer des procurateurs, ainsi que les rois et les princes des représentants. Sans attendre la réunion, Innocent III presse les Eglises de redresser toutes les déviations constatées et il demande aux abbés cisterciens de mettre fin aux abus dénoncés. Le IV° concile du Latran connaît alors une affluence beaucoup plus importante que les précédentes assemblées : 412 évêques dont 7l patriarches, primats ou métropolitains; plus de 800 prélats : abbés, prieurs, doyens ou prévôts. C'est plus de 1200 membres qui se trouvent ainsi réunis. Au nombre de 200, les évêques italiens constituent la moitié du corps épiscopal. Le royaume de France a envoyé 67 évêques, si l'on y inclut les 23 « provençaux ». Cependant, en raison de la prise de Constantinople par les croisés (1204) et de la réduction de l'Empire byzantin au territoire de l'empire de Nicée, l'épiscopat oriental ne se trouve pratiquement représenté au concile qu'en sa hiérarchie latine. Le patriarcat latin de Constantinople coiffait une double hiérarchie, latine et grecque. Et parmi les évêques grecs qui avaient prêté serment de fidélité au patriarche Gervais, un seul se trouvait à ses côtés au concile. Latran IV donne seulement l'illusion d'un retour à l'unité. Sans doute la différence des rites n'empêchait-elle pas les mariages mixtes et l'intercommunion. Mais le clergé grec s'employait à purifier les autels après la célébration de l'Eucharistie selon le rite lation, voire à réitérer le baptême conféré par les Latins (Cf. canon 4). Pour les Grecs, l'installation d'un patriarche latin à Constantinople représentait un obstacle majeur à l'union. Pour Innocent III, l'union se trouvait par là-même réalisée; et il ne répond pas aux appels des autorités de Nicée qui désirent la réunion d'un concile vraiment oecuménique (Paul Christophe, Les conciles œcuméniques : Le second millénaire, Volume 2, 1988 -

Guy de Vaux-de-Cernay était évêque de Carcassonne à cette époque.

Le 6ème abbé de l'abbaye de Vaux de Cernay (communes d'Auffargis et Cernay-la-Ville dans le département des Yvelines), fondée au début du XIIème siècle, fut le fameux Guy des Vaux de Cernay, prédicateur enflammé de la croisade des Albigeois, proche de Simon de Montfort qu’il suivra dans le Sud, et qui deviendra évêque de Carcassonne. Son neveu, Pierre, qui l’a accompagné dans certaines de ses descentes vers le Sud, est l’auteur de "l’Historia albigensis", témoignage important sur la croisade des Albigeois et sur les croisés eux mêmes. L’Abbatiat de St Thibaud de Marly (1235-1247), fêté le 8 juillet, entré aux Vaux de Cernay en (1226) et membre de la branche cadette de la puissante famille des Montmorency, est généralement considéré comme l’âge d’or de l’abbaye, après des temps difficiles à la fin du (XIIème siècle), liés aux conflits entre les Rois de France et d’Angleterre, qui d’ailleurs cherchèrent tous deux à prendre l’abbaye sous leur protection ( - Abbaye de Vaux de Cernay).

L'archévêque de Narbonne est Arnaud Amaury (ou Arnaud Amalric) du 12 mars 1212 à sa mort en 1225). Abbé de Poblet, de Grandselve, puis de Cîteaux (1200-1212), il fut légat pontifical au cours de la Croisade contre les Albigeois.

Arnaud Amaury passe pour avoir dit, lors du sac de Béziers, à des soldats qui lui demandaient comment distinguer les bons fidèles des hérétiques : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens. » Le seul auteur par lequel on connaisse ce mot est le moine cistercien allemand Césaire de Heisterbach, qui le prête au légat (sous une forme d'ailleurs un peu différente : « Tuez-les, car le seigneur connaît les siens », en latin : « Cædite eos. Novit enim Dominus qui sunt eius. ») dans son livre Dialogus miraculorum (Des miracles), écrit entre 1219 et 1223 ( - Arnaud Amaury).

Opposition des orthodoxes aux catholiques dans les Balkans

En moins d'un siècle, l'Eglise romaine a établi la hiérarchie dans la Bosnie, l'Herzégovine et la Roumanie; elle a créé trois sièges archiépiscopaux, relevé cinq évéchés, créé deux vicariats apostoliques; les Ordres religieux se sont multipliés (Messager de Notre-Dame, Apostolat de la prière, 1898 -

Anton Bonaventura Jeglic, né le 29.5.1850, évêque titulaire de Siunia 1897, archevêque auxillaire de Sarajevo le 13.8.1897 (consacré le 12 septembre 1897 à Sarajevo), alors que l'archevêque titulaire était Josip Stadler, élu en septembre et confirmé en november 1881, consecré le 20 novembre 1881, qui meurt en exercice le 8 décembre 1918. Jeglic est transféré à Ljubljana en 1898 et meurt le 1.7.1937 (Analecta Cisterciensia, Volume 51, 1995 -

The Roman Catholic Archdiocese of Vrhbosna is an ecclesiastical territory or diocese of the Roman Catholic Church in eastern Bosnia and Herzegovina. The Diocese of Bosnia, a Roman Catholic Diocese erected in the 11th century, existed in the territory of Bosnia before the Ottoman conquest of Bosnia, but then moved north, to Dakovo. The Franciscan Province of Bosna Srebrena instead became the main agency of Catholicism in Bosnia during the Ottoman period. This lasted until the Austro-Hungarian occupation of Bosnia and Herzegovina in 1878. On July 5, 1881, Pope Leo XIII established the archdiocese again, with see in Sarajevo and subordinate dioceses in Banja Luka and Mostar ( - Roman Catholic Archdiocese of Vrhbosna).

Roman Catholic priests — including Archbishop Stadler — paid much attention to the social problems of their flock, in the spirit of the pope's 1891 social encyclical entitled Rerum novarum. They supported cooperatives, provided reciprocal help and established banks such as the Croatian Cooperative Bank of Bosnia-Herzegovina, which was chartered in 1910. New orders of monks (Trappists, Jesuits, Carmelites) and nuns (Ursuline and Dominican sisters) also arrived in Bosnia-Herzegovina during this period.

Likewise, the Orthodox clergy encouraged Serbian national selfidentification among the Orthodox population. Serbia had been supporting the Orthodox Church in Bosnia-Herzegovina during the final years of Ottoman rule and continued to do so during Austro-Hungarian occupation. Orthodox monk Teofil Pertanovié, a teacher at the Orthodox school in Sarajevo in the 1860s, formed a special group of activists whose job was to persuade the Orthodox country folk to identify themselves as Serbs rather than hriscani. His colleague Vaso Pelagic, from the Orthodox school in Banja Luka, also advocated Serbian nationalist options. One of the centers of pro-Serbian propaganda was the Orthodox monastery of Zitomislié in Herzegovina. The new rulers of Bosnia-Herzegovina also wanted to solve Orthodox religious issues. A year after Bosnia-Herzegovina's occupation, Austria-Hungary began discussions with the ecumenical patriarch of Constantinople. An agreement was reached in March, 1880, by which the Habsburg monarch could appoint or dismiss Orthodox bishops, in return for which the Serbian Orthodox Church would receive financial support from the state. Despite this, the Orthodox established parallel organizations known as "Church Communities” that united the Orthodox people. An outcome of likening Orthodoxy to Serbian ethnicity was that Orthodox Vlachs — who were the descendants of Romanized Illyrian natives—also were assimilated into the Serbian body. We can therefore speak of an important Vlach contribution to the creation of the Serbian ethnic community in Bosnia-Herzegovina and Croatia. Like the Orthodox Church, the Catholic Church and Islam also assimilated foreign-born peoples and achieved national homogenization on religious grounds (Mitja Velikonja, Religious Separation and Political Intolerance in Bosnia-Herzegovina, traduit par Rangichi Nginja, 2003 -

Mlada Bosna (Jeune Bosnie) aurait été fondée à Mostar en 1893, un des plus immportants groupuscules nationalistes salves créés à cette époque (Steven W. Sowards, Moderne Geschichte des Balkans: (der Balkan im Zeitalter des Nationalismus), 2004 -

Gavrilo Princip, membre de cette organisation manipulée par les services serbes ("L'Union ou la mort" - surnommée "la Main noire" - d'Apis), assassinera le prince héritier austro-hongroiqs Franz-Ferdinand le 28 juin 1914 (Autour de Rennes le Château : Les Affaires Gélis & Tournesol -

Viva angelina : Angèle de Merici, fondatrice des Ursulines ?

Le "Viva Angelina" rappelle le titre accordée aux femmes reconnues saintes vivantes "santa viva".

Angela Merici (1474-1540), come altre mistiche tardo medievali quali Caterina da Siena, era considerata una "santa viva" in virtù del suo misticismo, della apienza teologica, delle doti umane e della partecipazione alla vita cittadina (Bibliographie : Querciolo Mazzonis, Spiritualità, genere e identità nel Rinascimento. Angela Merici e la Compagnia di Sant'Orsola, Studi medievali, 2009 -

Angela Merici est la fondatrice de l'ordre des Ursulines. Elle est parfois appelée aussi "Angelina" et fêté le 27 janvier (Alban Butler, Jean-François Godescard, Petrus Franciscus Xaverius De Ram, Vies des pères, martyrs et autres principaux saints, Volume 7, 1854 -

L’anno 1474. secondo la più fondata opinione fu il contradistinto da un parto si avventuroso. I genitori molto dediti alla pietà si davano gran cura di allevare la famiglia nel timor santo di Dio; perciò aveano in uso di radunarla ogni giorno intorno a se a recitare in comune delle sacre preghiere, e udire la lezione di qualche libro divoto, e specialmente delle vite de’ Santi. Agli accennati esercizi poi voleano, che assistessero non solo i figli più grandicelli, ma i più piccoli ancora, non capaci per l’età se non di una materiale assistenza, col disegno di avvezzarli sin dai teneri anni ad occuparsi in quella maniera, che poteano, in cose divote. E ben riuscì di speciale profitto questa pia costumanza de’ Genitori per la nostra Angelina (Filippo Maria Salvatori, Vita della santa madre Angela Merici fondatrice della Compagnia di S. Orsola ossia dell'Instituto delle Orsoline, 1807 -, La Vraie Langue Celtique et Saint Sulpice).

Gélis = Isaïe

Figure biblique, Isaïe aurait vécu à Jérusalem au VIIIe siècle av. J.-C., approximativement entre 766 et 701. Son époque est marquée par la montée en puissance de l'Assyrie face au royaume de Juda qui voit toutefois une période de prospérité. Isaïe dénonce le relâchement des mœurs de ses concitoyens qui attire la colère de Dieu. Le roi Manassé, fils d'Ézéchias, a fait persécuter plusieurs contemporains d'Isaïe. Selon l'Ascension d'Isaïe, écrit apocryphe, torturé sur ordre de Manassé, Isaie est coupé en deux par une scie mais son âme est ravie au ciel juste avant de manière à ce qu'il ne souffre pas.

L'Ascension d'Isaïe relate, dans une première partie, le martyr d'Isaïe comme celui souffert par Gélis.

" Bélial fut irrite contre Isaïe et, s'étant installé dans le cœur de Manassé, ce dernier fit scier Isaïe au moyen d'une scie à bois. Tandis qu' on sciait Isaïe, Béchirra son accusateur se tenait debout, tous les faux prophètes étaient debout, riant et se gaussant d' Isaïe. Bélial et Mekembêkous se tenaient devant Isaïe, riant et ricanant. Béchirra dit à Isaïe: " Dis: j'ai menti en tout ce que j'ai annoncé; les voies de Manassé sont bonnes et droites les voies de Béchirra et de ses Partisans sont les bonnes ". Il lui dit cela alors qu'on avait commencé de le scier. Or, Isaïe état dans la contemplation du Seigneur: il avait les yeux ouverts, mais il ne les voyait pas. Malkira déclara à Isaïe : "Dis ce que je te dis et je les ferai changer d'avis. Je te ferai vénérer par Manassé, par les chefs de Juda, par le peuple et par Jérusalem tout entière. " Isaïe lui répondit: " Si j'ai quelque chose à te dire: maudit sois tu et damnés toi, toutes tes puissances et toute ta maison, car tu n'as rien de plus à me prendre que la peau de mon corps. " C'est ainsi qu'ils s'emparèrent d'Isaïe, fils d'Amos et qu'ils le scièrent avec une scie à bois, Manassé, Béchirra, les faux prophètes, les princes et tout le peuple se tenant là et regardant. Or, aux prophètes qui étaient avec lui, il avait dit, avant d'être scié: " Allez dans les régions de Tyr et de Sidon, car c'est pour moi seul qu'à été préparée la coupe. Et tandis qu'on le sciait, Isaïe ne cria, ni ne pleura, mais sa bouche parlait par l'Esprit Saint, jusqu'à ce qu'il fût coupé en deux."

La lecture et la compréhension des prophéties messianiques d'Isaïe diffèrent selon les traditions religieuses, chrétiennes ou juives. Pratiquement toutes les références (sauf Isaïe 11,12) renvoient à un messie qui ne concerne pas un peuple spécifique et cela, bien que le Messie soit désigné comme étant un descendant de Jessé, le père du roi David.

« Un rameau sortira de la souche de Jessé / un rejeton jaillira de ses racines » (Isaïe 11.1) ; « Le Seigneur vous donnera un signe Voici que la jeune femme est enceinte et enfante un fils » (Isaïe 7.14). Les Septantes, avant l'ère chrétienne, traduisent par "vierge" ( - Isaïe).

Le psaume 42 fait suite au 41. Ils sont considérés ensemble dans l'exégèse. Or le psaume 41 a des points communs avec le livre d'Isaïe qui prédit la guérison du roi Ezéchias en faisant reculé l'ombre du cadran dit d'Achaz qui est le seul cadran solaire de la bible (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre V - Ps. 120, Autour de Rennes le Château : La dalle horizontale de Marie de Nègre : vers Montolieu -

Le Messie prédit par les prophètes, est quelquefois appelé soleil : mais surtout par Isaïe dans son célèbre 60e chapitre, où il en parle longuement, quand il invite Jérusalem à se lever et à contempler la splendide lumière qui l'éclairé, lumière qui ne lui vient pas de l'astre du jour, mais du Seigneur qui en tient la place: « Lève-toi, ouvre les yeux, Jérusalem, voilà » ta lumière qui arrive; » et au verset 19 : « Ce ne sera plus » le soleil qui t'éclairera pendant le jour, ni la lune pendant la nuit; le Seigneur sera pour toujours ta lumière1. » Le père de Jean, Zacharie, fait ouvertement allusion dans son cantique au passage d'Isaïe que nous citons. Car, tandis que le prophète dit que le Seigneur naissant illuminera la terre couverte de ténèbres, et que les nations se rendront à Jérusalem, en marchant à la clarté divine, née dans son sein, qui l'inonde tout entière de ses rayons éclatants : «Voilà que les ténèbres » enveloppent la terre, la nuit environne les peuples; mais » voilà que le Seigneur se lève sur toi, et les nations marcheront » à ta lumière, et les rois à l'éclat de ta splendeur, » Zacharie rappelle le lever du soleil, qui illuminera les mortels assis parmi les ténèbres et les guidera vers la voie du salut : « l'O» rient se levant d'en haut est venu nous visiter, pour éclairer » ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour diriger nos pieds dans une voie de paix.» De ce rapprochement l'on conclut que le Seigneur, prophétiquement dépeint par Isaïe, comme un nouvel astre, était rappelé dans l'antique tradition, de préférence à de &emblables allégories d'autres prophètes, et c'est pour celte raison que l'artiste qui a composé le verre dont nous parlons, a choisi ce signe caractéristique qui convenait parfaitement à Isaïe (Abbé Blanc, Explication d'un verre trouvé dans les catacombes, Annales de philosophie chrétienne, Volume 64, 1862 -

Saint Cunibert (c'est le nom du biographe des saintes Vierges de Cologne), naquit de parents nobles austrasiens et pieux [sa mère s'appelait Reine] dans la province de Moselle, en Austrasie, vers la lin du régne de Childebert II. Il fut formé à la piété dans sa première enfance par les instructions et les exemples de vertu de la bienheureuse Reine, sa mère.Jeune encore, il fut nommé évêque de Cologne. Lorsque Dagobert établit son fils Sigebert, encore enfant, roi d'Austrasie (633), il lui donna pour gouverneur particulier saint Cunibert ; ce pieux prélat s'occupa àfairedeSigebert un saint, et il y réussit : on peut juger de là quel prince ce fut. Appelé à partager avec le bienheureux Pépin le gouvernement du royaume d'Austrasie, Cunibert se fit remarquer par sa prudence et sa sagesse. Après la mort de Sigebert, il se retira dans son évêché (656), où il termina ses jours, le 12 novembre 663. [Il est fêté le 12 novembre et le 12 décembre]

En 640, un jour que saint Cunibert célébrait les divins mystères dans l'église de Cologne, une colombe plus blanche que la neige vint du ciel, et s'étant reposée quelque temps sur la tête de ce prélat, descendit ensuite sur la place où était la sépulture de sainte Ursule. Saint Cunibert fit creuser en ce lieu, et il y trouva les précieuses reliques de son corps couvertes d'une tombe, avec cette inscription : SANCTA VRSVLA, REGINA (Les vies de tous les Saints de France depuis le 1er siècle du Christ jusqu'à nos jours, sd Charles Barthélemy, Tome III, 1862 -

Sigebert III fut attaqué d'une maladie, qui parut d'abord peu dangereuse, quoi qu'elle fût violente, les Médecins comptant sur l'efficace de leurs remèdes, & sur la bonté de son tempérament : mais que peuvent l'Art & la Nature, quand il plaît au Maître de l'Univers d'appeller à soi un Juste, dont il n'abrége les jours, que pour avancer son bonheur ? Le mal alla si fort en augmentant, qu'on ne douta plus qu'il ne fût mortel. Le saint Evêque de Cologne [Cunibert], qui avoit été depuis tant d'années le Directeur de son ame, & que la divine Providence avoit conservé jusques-là, malgré son grand âge, pour assister son saint Elève dans les derniers momens de sa vie, lui fit le même office que le Prophete Isaïe avoit fait autrefois à Ezechias. "Mon Prince, lui dit-il sans détour, & avec cette noble franchise qui sied si bien à un Evêque, je vous suis trop fidele, pour vous dissimuler le danger extrême où vous êtes ; & vous êtes trop chrétien, pour ne me pas sçavoir gré de vous dire la verité. Morieris tu, et non vives. vous allez mourir (Isaïe XXXVIII) ; Dieu vous a donne, la vie, & il vous la redemande, il en est le maître". Saint Pere, répondit le pieux Prince, je la lui rends de tout mon coeur". Ezechias se soumit à la verité, il acquiesça l'Arrêt que lui prononça le Prophete de la part de Dieu, mais il pleura dit l'Écriture, & demanda instamment à Dieu la prolongation de Ces années. Saint Sigebert, à la nouvelle de sa mort prochaine, n'en fut nullement ému; il la reçut avec autant de tranquillité, qu'il auroit reçu celle de quelque événement ordinaire; & en baissant la tête, il adora la Providence, qui terminait sa course, lorsqu'il sembloit à peine être au milieu de sa carriere, L'idée du Trône dont il falloit descendre, & de toute la grandeur humaine dont il alloit être dépouillé, ne lui coûta pas le moindre regret, parce qu'il n'y avoit jamais eu d'attache; & la mort avec laquelle il s'étoit familiarisé, en y songeant souvent, ne lui causa ni surprise ni frayeur (Nicolas Frizon, Histoire de la vie de saint Sigebert, roy d'Austrasie, IIIe du nom, 1726 -

Henri Delmotte a examiné minutieusement la tête de Dagobert.

« Le front est perforé, comme le dit Montfaucon, et l'étendue de la blessure, qui commence au-dessus de l'œil gauche, a bien deux pouces de longueur; quant à la profondeur, que le vénérable père dit si naïvement de trois doigts, j'avoue que je ne comprends pas comment on peut, en dessous de l'os du crâne, mesurer la profondeur d'une blessure, qui ne s'enfonce que dans le vide; sa largeur n'est pas d'un pouce ; elle est tout au plus d'une ligne et l'os n'est nullement gonilé au pourtour, comme le rapporte Montfaucon. J'ai examiné cette blessure avec le plus grand soin et je n'y ai rien vu qui indiquât la moindre lésion, la moindre fracture; au contraire, l'os est très lisse; il n'existe pas la moindre anfractuosité sur les bords ; et, tout bien considéré et bien pesé, je me suis convaincu que cette blessure était le résultat de coups de lime, qui annoncent de la part de celui qui l'a faite une dextérité singulière dans le maniement de cet outil. Il reste à savoir, ajoute le malin auteur montois, si c'est le forgeron de Stenay qui a tué Dagobert, le roi d'Austrasie, en lui sciant le crâne, si la lime était de fabrique anglaise, etc., etc. »

Henri Delmotte ne se doutait pas, en écrivant en 1829 ces plaisanteries sur le sciage d'un crâne et les coups de lime encore visibles sur l'os, qu'il ouvrait ainsi la voie à la découverte du mystère qui cache encore l'origine de cette relique phrénologique [qui serait un crâne trépané du Néolithique] (M. Desailly, Un Crâne trépané conservé comme Relique. In: Bulletin de la Société préhistorique de France. 1919, tome 16, N. 6 -

On a l'habitude à Mons, à la chapelle du couvent des Sœurs-Noires, de bénir, le jour de Saint-Nicolas de Tolentino, ermite de saint Augustin (canonisé en 1446, fêté le 10 septembre), des petits pains à son effigie et qui se débitent comme des préservatifs contre la fièvre (Revue des traditions populaires, Volume 4, Société des traditions populaires (France), 1889 -

A Rome, on ne distribue le Pain bénit qu'aux fêtes de S. Cyriaque, de S. Nicolas de Tolentin, de S. Blaise, de S. Philippe Benizi et de S. Athanase, dans les églises où a lieu la solennité (Xavier Barbier de Montault, L'année liturgique à Rome, 1870 -

Les Soeurs noires de Mons connurent un épisode de possession, en 1584, celle de Jeanne Féry, qui fut guérit en 1585 par l'intercession de sainte Marie-Madeleine. La possession des Ursulines de Loudun suivra à partir de 1632 pendant 7 ans.

Sainte Ursule, dont le nom signifie "petite ourse", est fêtée le 21 octobre, martyre des Huns sous les murs de Cologne ( - Ursule de Cologne).

Pierre Guérin, minime, écrivit un éloge des religieuse de sainte Ursule, appelées communément Ursulines, tiré de la prophétie d'Esaïe en son chapitre onzième, Egreditur virga de radice Iesse (Pierre Guérin, Éloge des religieuses Ursulines, tirée de la prophétie d'Esaïe en son chapitre vnzième,, 1649 -

Sous la houlette du cardinal de La Rochefoucauld, nommé en 1622 « commissaire apostolique » chargé de réformer les ordres religieux anciens du royaume, aux côtés notamment du jésuite Étienne Binet, du bénédictin Colomban Régnier, du dominicain Georges Laugier et d'Eustache de Saint-Paul, il prit une part active aux conférences convoquées par le cardinal, et participa notamment au rétablissement de l'observance régulière chez les Augustins, les Bénédictins, les Clunisiens et les Cisterciens. Eustache de Saint-Paul, de l'ordre des Feuillants, fut le supérieur des Ursulines de Paris, et révisa le coutumier de celles de Tours ( - Eustache Asseline).

En 1627, Guérin fut accusé d'hérésie sur l'autorité d'un historien italien, Vittorio Siri, devenu le favori de Richelieu. Directeur des Filles de la Croix de Roye en Picardie, insitution confirmé par l'évêque d'Amiens, il les aurait utilisées pour propager ses doctrines contraires à la foi catholique. Emprisonné avec Claude Buquet, il fut lavé de ces accusations par Vincent de Paul chargé de les interroger. Les Filles de la Croix furent autorisées par lettre patente de Louis XIV en 1686 et redevinrent florissantes. Leur règlement était inspiré des constitutions des Ursulines mais sans clôture ni vœux comme ces dernières l'étaient à leur début (Revue des sociétés savantes des départements, Comité des travaux historiques et scientifiques, France, 1869 -

Blaise et Ursule

On poursuivra la lecture avec la division de l'année en 14 que suggèrent les fêtes de Blaise et d'Ursule, le 3 février et le 21 octobre (La Croix d’Huriel et Rennes le Château : Blaise et Ursule : division de l’année en 14).