Partie IX - Synthèse   Chapitre LVII - Calendrier   Calendrier - Rennes-le-Château   

Selon L'Or de Rennes (1967) de Gérard de Sède, Bérenger Saunière aurait rapporté de Paris à Rennes-le-Château trois reproductions de tableaux : Les Bergers d'Arcadie de Poussin, la tentation de saint Antoine de Téniers et un Célestin V d'un anonyme.

Les dates associées aux sujets des reproductions de La Tentation de saint Antoine et de Célestin V, sont le 17 janvier et le 19 mai, début de triangulation du calendrier. La troisième date est le 18 septembre. Comment relier Les Bergers d'Arcadie avec cette date précise qui est la fête de Méthode de Patara - patrie aussi de saint Nicolas - dit aussi Méthode d'Olympe ? On l'a vu (Grand Calendrier), Méthode était surnommé Eubulus, soit Ebouleos (le bon conseiller) nom d'un des fils du roi d'Eleusis, Céléos, occupé à la garde des cochons, le cochon étant l'attribut de saint Antoine et dont la viande servait au soins des malades atteints d'ergotisme. Les frères, selon Robert Graves, d'Eubouleos, Eumolpos, un berger, et Triptolème jouent un rôle dans la genèse des Mystères d'Eleusis qui ont pour origine les malheurs de Déméter dont la fille Perséphone fut enlevée par Hadès. Eubouleos assista à l'événement et vit un de ses animaux disparaître dans la faille ouverte dans la terre par le dieu des Enfers.

Une piste est donnée par Georges Gambino où le DIA de ARCADIA scindée en deux est synonyme de la déesse Cérès identifiée à Dea Dia et qui est la traduction de la Déméter grecque.

Les trois bergers du tableau représenteraient Triptolème qui faisait paître le troupeau de son père avant que Déméter ne lui enseigne la culture des céréales, Eumolpos, origine de la dynastie qui sera chargée des cérémonies des Mystères, et Eubouleos. Pendant le déroulement des Mystères, on buvait le kykeon dont la composition comprenait selon certains auteurs de l'ergot de seigle responsable du Feu de Saint-Antoine.

En Grèce, à l'époque romaine, les Grands Mystères d'Eleusis étaient célébrés près de l'équinoxe d'automne vers le 18 septembre. De nombreux Romains y furent admis, dont Marc Aurèle et Cicéron qui écrivit que ces Mystères semblaient plus une reconnaissance des pouvoirs de la Nature que ceux des dieux (voir Fêtes romaines).

Marc-Aurèle (Rome, 121 - Vindobona, 180)

Le 19 avril était l'anniversaire du grand temple voué sur l'Aventin en 496 avant J.C. à la triade Cérès-Liber-Libera (les correspondants latins de Déméter-Dionysos-Corè, triade éleusienne tardive), un temple qui deviendra le centre des activités de la plèbe à Rome.

Les Mystères d'Eleusis étaient joués aussi en Arcadie. L'Arcadie aurait conservé les formes les plus anciennes des mythes et du culte de Déméter. Selon Hérodote, l'Arcadie fut le centre du renouveau des fêtes de Déméter des Thesmophories, abolies dans le reste de la Grèce après l'invasion dorienne. Les Arcadiens disaient que Déméter violée par Poseidon avait donné le jour à Despoina, divinité qu'on peut rapprocher de Perséphone, mais aussi d'Artémis. Dans le temple de Despoina à Acacésion nous trouvons, à côté de la mère et de la fille, un autel de la Mère des dieux, une statue d'Artémis, une statue du titan Anytus; dans le temenos un autel à Poseidon ; au-dessus un temple de Pan.

La Déméter des Mystères de Phénée, issus directement de ceux d'Eleusis, est triple, comme Eleusinia, Cidaria et Thesmia. Les groupes ternaires de déesses qui expriment la même idée se forment par différents procédés : en ajoutant à la dualité des Grandes Déesses une troisième divinité, qui leur est subordonnée, ou bien, au contraire, en plaçant au-dessus de cette dualité, et avant elle, une déesse mère, qui tient le rôle et a le caractère d'un principe primordial de maternité universelle ; le nom en varie, du reste, suivant les localités si la conception en reste la même, et cette mère primitive est ici Gê.

Le culte des mystères s'est éteint à la suite à la mise à sac du sanctuaire par les wisigoths d'Alaric en 395. C'est encore Alaric qui met à sac Rome en 410 : Rome miroir de l'Arcadie et de la Grèce (Les Bergers d'Arcadie ts ts !).

Théodose, fort de ses victoires, de l'unité rendue à l'Église par la fin de l'arianisme, résolut le premier d'étouffer entièrement l'ancien culte. Religion tout extérieure, sans dogme et sans morale précise, le paganisme, pour la multitude, survivait seulement dans les formes de son culte ; et pour un petit nombre d'esprits délicats, dans les souvenirs d'un passé glorieux auquel il avait été associé. Théodose ne pouvait réussir à supprimer ces regrets poétiques ; ils durèrent encore un siècle, en s'adoucissant chaque jour.

Le 27 février 391, une loi générale fut publiée dans les deux empires ; elle défendait de sacrifier aux idoles, d'entrer dans les temples : " Que personne, dit-elle, ne se souille par des sacrifices, n'immole d'innocentes victimes, ne pénètre dans les temples, ne défende les simulacres faits par la main des hommes, de peur de devenir coupable aux yeux de la loi divine et humaine. " Le 27 février 391 est la date précise de la cessation officielle du paganisme à Rome.

Enfin, le 8 novembre 392, une loi fut publiée qui défendait absolument les immolations sous peine de mort, et tous les autres actes d'idolâtrie sous peine de confiscation des maisons ou des terres ou ils auraient été commis. Telle est le système de législation suivi contre les païens par Théodose. Quelque édit de ce prince peut avoir échappé aux rédacteurs du Code Théodosien ; mais cette perte, si en effet elle existe, n'est pas regrettable, et nous connaissons aussi exactement que nous pouvons le désirer l'esprit dont fut animé Théodose pendant la durée de son règne. Quand cet empereur monta sur le trône, les lois autorisaient l'exercice du culte national, huit années après elles l'interdisaient sous peine de mort. L'espace qui sépare deux situations aussi opposées avait, comme on le voit, été franchi rapidement. Théodose connaissait trop bien la faiblesse des lois dans son empire pour croire que ses ordres seraient religieusement exécutés ; il les appuya donc par des mesures énergiques qui atteignaient directement le but et suppléaient à une législation presque généralement inefficace.

Quand Théodose expira le 17 janvier 395, laissant deux fils enfants, sur deux trônes à jamais séparés, le péril que le génie et le nom de ce grand homme avait à peine conjuré éclata. Les Barbares étaient partout dans l'empire, sous les noms d'auxiliaires, d'amis et d'alliés ; il n'y avait plus d'armes qu'entre leurs mains, et l'empire ne durait que parce qu'il avait l'art de maintenir son prestige en les opposant les uns aux autres. Né dans une île du delta du Danube, Alaric appartient à la noble famille wisigothe des Balthes. En 394, sous le règne de l'empereur Théodose Ier, il devient chef des fœderati (du mot latin fœdus, le traité), troupes barbares irrégulières sous commandement romain. Il avait en cette qualité accompagné Théodose en Italie, et combattu avec l'empereur contre le Franc Arbogast, et l'usurpateur Eugène. Quand Théodose fut mort, et qu'Alaric vit sur le trône le débile Arcadius, son ambition s'accrut. D'intelligence, à ce qu'on pensa, avec Rufin, ministre d'Arcadius, il demanda le commandement des troupes romaines, qui lui fut refusé. Alors il se révolta, fit révolter ses Goths, et les lâcha contre l'empire. Alaric espère recevoir un grand commandement à l'occasion du changement de régime, mais on le lui refuse. De leur côté, les fœderati sont furieux de se voir spoliés de leur part de butin. Ils acclament Alaric roi. " Alaric, dit Eunape, suivi de ses Goths, passa les Thermopyles et envahit la Grèce comme un hippodrome ouvert. ", Thrace, Macédoine et Péloponnèse en 395-396. Les barbares poursuivaient leur route, ravageant tour à tour Mégare, l'Isthme, Corinthe, Argos, Lacédémone. L'invasion d'Alaric marque vraiment la fin de l'antiquité pour la Grèce ; tout à la fois sombra. Eleusis fut ruinée, le temple détruit ; les mystères abolis. L'année suivante, Olympie fut saccagée après Eleusis. Les jeux cessèrent d'être célébrés. Aux frontières de l'Élide et de l'Arcadie, il est arrêté par le quasi-régent de l'Empire romain d'Occident, Stilicon. Les Barbares furent cernés par Stilicon sur le mont Pholoé, en Arcadie ; les Goths, enivrés et corrompus par un pillage qui durait sans combat depuis plusieurs mois, n'avaient plus ni vigueur, ni discipline ; ils furent vaincus et en partie détruits ; mais au lieu de les prendre ou de les massacrer jusqu'au dernier, comme il pouvait faire, Stilicon laissa s'échapper par l'isthme de Corinthe les restes de l'armée barbare, avec son chef Alaric qui pouvait donc dire aussi " ET IN ARCADIA EGO ". Peut-être souhaitait-il de ne pas détruire entièrement l'ennemi qui contenait l'empire d'Orient, Arcadius et ses ministres, rivaux acharnés de Stilicon et des armées d'Occident. Quoi qu'il en fût, Alaric, à demi vaincu, parut encore assez redoutable au lâche et impuissant gouvernement de Constantinople pour qu'on se résignât à le fléchir et à faire cesser le pillage de l'empire en lui abandonnant l'Illyrie, et en le nommant maître de la milice. La Grèce ne devait plus renaître ; Alaric avait porté le coup suprême au peu de vie qui lui restait encore. En 400, allié avec le chef ostrogoth Radagaise, Alaric marche sur l'Italie et dévaste toute la partie nord avant d'être arrêté de nouveau par Stilicon. Après une autre défaite à Vérone, Alaric quitte l'Italie en 403 pour revenir en Illyrie. À cause de son invasion, la capitale de l'Empire d'Occident passa de Rome à Ravenne. En 408, Arcadius meurt. Alaric demande une rançon pour cesser la guerre. Stilicon fait promettre au Sénat romain de payer. Quelques mois plus tard, Honorius fait tuer Stilicon et ses amis. Les troupes romaines massacrent les familles des fœderati, qui rejoignent alors en nombre les troupes d'Alaric. En septembre 408, Alaric traverse de nouveau les Alpes fait le siège de Rome qui paie un tribut pour le faire cesser. Alaric réclame aussi un territoire entre le Danube et la Vénétie, et le titre de commandant en chef de l'armée impériale. Ce qu'Honorius refuse. En 409, Alaric met de nouveau le siège devant Rome. Le Sénat romain s'accorde alors avec lui pour instituer un nouvel empereur, Priscus Attale, qui s'avère incompétent et perd la province d'Afrique, grenier de l'Empire, tenue par les partisans d'Honorius. Alaric doit faire face à des émeutes frumentaires à Rome et à des légions envoyées par le neveu d'Honorius, Théodose II, empereur d'Orient. Alaric chasse Priscus Attale et tente d'ouvrir de nouveau des négotiations avec Honorius. Devant leur échec, il prend Rome en 410. Peu de temps avant sa mort, il pille l'Italie du sud et tente d'envahir l'Afrique, quand ses navires sont détruits par une tempête. Lui-même meurt d'une fièvre. Il est enterré sous le lit du fleuve Busento : le fleuve est détourné, la tombe creusée, son corps est inhumé, puis le fleuve recouvre son cours. Les esclaves ayant creusé la tombe sont mis à mort pour garder le secret.

Mouche

L'historien Ammien Marcellin retrace l'inconcevable tableau du luxe et de la corruption des derniers patriciens romains. Ces indignes descendants des Scipions, des Fabius, des Cincinnatus, traversant l'Italie en litière, comparaient, dans leurs lettres, leurs dispendieux voyages, leurs voluptueuses promenades, aux travaux et aux marches d'Alexandre et de César : Vous les entendez, dit leur historien, se plaindre, si une mouche traverse la gaze qui les couvre, et se lamenter, si leurs rideaux ouvrent un passage aux rayons du soleil. L'inconstance du temps est pour eux une calamité dont ils gémissent ; leur cortège, à la fois pompeux et ridicule, ressemble, par le nombre, à une armée composée d'artisans, d'esclaves et de barbares. Au moment où Alaric parut, lorsque Rome demandait en vain des soldats, quatre cent mille spectateurs passaient les jours et les nuits au théâtre. Le roi des Visigoths investit la ville et intercepta la navigation du Tibre. Le sénat et le peuple, humiliés par l'approche des barbares, faisaient éclater une indignation sans courage. Leur fureur se réduisit à commettre un crime inutile, et aussi lâche qu'atroce. Ils étranglèrent Sérène, nièce de Théodose, femme de Stilicon, qu'ils soupçonnèrent de correspondre avec les Goths. Georges de Scudéry avertit les lecteurs d'Alaric ou Rome vaincue (1654) qu'il faut lire dans les combats d'Alaric jusqu'à la prise de Rome ceux de l'âme dans le monde à la conquête du ciel.

" Comme on voit quand l'automne est sans vert et sans gloire,

Des mouches sans vigueur la troupe errante et noire,

Ne trouvant plus de fleurs, et manquant d'aliment,

Couvrir tous les buissons, et voler foiblement.

Ainsi voit-on alors avec leurs habits sombres,

Les troupes d'Alaric couvrir tout de leurs ombres :

Et d'un pas triste et lent, qui marque leur douleur,

Traisner de ce grand deüil [d'Athanaric] la funeste couleur. "

L'Alaric ou Rome vaincue, est un "poëme heroïque dedié à la Serenissime Reyne de Suède par Monsieur de Scudéry, Gouverneur de N. D. de la Garde, Paris: A. Courbé, 1654". Dans la fiction littéraire, Alaric est celui que l'Ange de lumière charge d'aller ramener la raison dans une ville - Rome - où les habitants ont complètement perdu le sens du bien et du mal. Alaric, qui dans la réalité historique était chrétien (bien que arien, non orthodoxe), est le travestissement littéraire de la reine Christine de Suède, dont les rapports avec la France étaient à l'époque très délicats, et qui - protestante - méditait, au moment même où Scudéry écrivait son poème, de se convertir au catholicisme. Allégoriquement, la prise de Rome signifiait donc la conquête de la foi catholique par la reine Christine (Gabrielle Bosco, Les merveilles de la mer dans les poèmes épiques, Les Méditerranées du XVIIe siècle: actes du VIe colloque du Centre international de rencontres sur le XVIIe siècle, Monopoli (Bari), 13-15 avril 2000, 2002 - books.google.fr).

La reine Christine de Suède est morte le 19 avril 1689 (La Croix d’Huriel et le loup : La Reine du Septentrion, Christine de Suède et l’antimoine ou le lion noir).

ET IN ARCADIA EGO

Une lecture en écrevisse donne, en français s'il vous plaît,

O ! GE AIDA CRANITE (Les Bergers d'Arcadie ts ts !).

Selon Hésiode Gaïa ou Gê, c'est la Terre, surgie de la Béance primordiale (le Chaos) et d'où naîtront directement ou indirectement les autres dieux, à commencer par Ouranos, le Ciel, qui devient aussi son époux. Ensemble, ils auront pour enfants l'Océan, les Titans, les Géants, les Cyclopes, Rhéa, Thémis, Téthys et Mnémosyne. Les Romains en feront Tellus, et quelques auteurs verront en elle Cybèle. La Terre était une divinité native de tous les peuples italiques et s'il n'y a pas de preuves concrètes d'un culte de la Terre (Tellus) chez les Samnites, c'est fort probable qu'il y en ait eu un : Famel chez les Péligniens, chez les Marrucins et les Sabelli.

Le 9 avril - 277, Publius Cornélius Rufinus et Caius Junius Bubulcus prirent, à Rome, possession du consulat. Tous deux remplissaient pour la seconde fois cette fonction; et Rufinus s'étonnait de s'y voir rappelé ; car il n'était point aimé de Fabricius, qui avait présidé les comices d'élection. En effet, ce Rufinus passait pour un de ces hommes industrieux qui ne voient jamais dans le maniement des affaires publiques que l'occasion et le moyen de mieux faire les leurs, et qui ne croient avoir assez bien administré que lorsqu'ils se sont fort enrichis. Cependant à Rome, pour se défendre contre des peuples confédérés et contre Pyrrhus, s'il revenait de Sicile, on avait besoin d'un habile général d'armée, et l'on attribuait ce mérite à Rufinus. Cette considération détermina le président des comices à lui donner son suffrage, et même à lui gagner ceux des centuries. Les deux consuls conduisirent ensemble leurs armées vers le Samnium. Ils ne jugèrent pas à propos de se porter immédiatement sur Tarente, et d'y attaquer les troupes que Pyrrhus y avait laissées sous les ordres de Milon. A l'approche des légions romaines, les Samnites désertèrent leurs bourgades, s'enfuirent sur leurs montagnes avec leurs familles et leurs meubles, et s'y fortifièrent. Les Romains firent, tant qu'ils voulurent, des incursions dans les plaines; ils s'emparèrent de citadelles abandonnées, et dévastèrent le pays, sans rencontrer de résistance. Ennuyés enfin de ces pillages trop faciles, qui pourtant devaient convenir assez à Rufinus, ils s'avancèrent vers un mont que Zonaras appelle Cranite, et dont on ne peut plus reconnaître aujourd'hui la position. Là s'était réfugié et retranché tout un peuple de Samnites; là des guerriers, pleins d'ardeur encore dans leur détresse extrême, devaient combattre à la vue de leurs enfants et de leurs femmes, défendre leur vie et les derniers restes de leurs biens. Ils se voyaient du moins avantageusement postés : des sommets de leur mont, ils fondaient par pelotons sur les Romains, qui avaient à escalader des rochers. Plusieurs combats se livrèrent, où les consuls perdirent un grand nombre de leurs soldats, massacrés, ou pris et chargés de chaînes. Les deux collègues, honteux d'une si malheureuse entreprise, en rejetaient la faute l'un sur l'autre, ainsi qu'il se pratique en pareil cas. Le blâme retomba principalement sur Rufinus, qui était le plus haï; mais nous n'avons aucun renseignement qui puisse nous aider à discerner lequel des deux avait été le plus imprudent. Ils se séparèrent : Junius Brutus Bubulcus l'exigea, et se maintint, avec son armée, dans le Samnium, tandis que Rufinus menait la sienne dans le pays des Brutiens et des Lucaniens.

Tellus était partagé aussi par les Romains. " Jusque-là le peuple romain n'avait fait la guerre qu'à une seule nation à la fois; bientôt il les combattit en masse, et sut cependant faire face à toutes. Les douze peuples de l'Étrurie, les Ombriens, le plus ancien peuple de l'Italie, qui avait jusqu'à cette époque échappé à nos armes; le reste des Samnites se conjurèrent tout à coup pour l'extinction du nom romain. La terreur fut à son comble devant la ligue de tant de nations si puissantes. Les enseignes de quatre armées ennemies flottaient an loin dans l'Étrurie. Entre elles et nous s'étendait la forêt Ciminienne, jusqu'alors impénétrable, comme celles de Calydon ou d'Hercynie. Ce passage était si redouté, que le sénat défendit au consul d'oser s'engager au milieu de tant de périls. Mais rien ne put effrayer le général ; et il envoya son frère en avant pour reconnaître les avenues de la forêt. Celui-ci, sous l'habit d'un berger, observa tout pendant la nuit, et revint annoncer que le passage était sûr. C'est ainsi que Fabius Maximus se tira sans danger d'une guerre si aventureuse. Il surprit tout à coup les ennemis en désordre et dispersés; et, s'étant emparé des hauteurs, il les foudroya sans effort à ses pieds. Ce fut comme une image de cette guerre où, du haut des cieux et du sein des nuages, la foudre était lancée sur les enfants de la terre. " C'était en - 295, une des réserves romaines fait mouvement vers l'Étrurie et subit un échec devant Chiusi face à une coalition de Gaulois et de Samnites. Mais l'annonce de la venue des légionnaires suffit à dissuader bon nombre de cités étrusques qui abandonnent leurs alliés. Egnatius est pressé de se battre car il sait que les Gaulois quittent rapidement une alliance. Mais les Romains sont en vue, au pied des Apennins, près de Sentinum (actuellement Sassoferato). La bataille est rude. A droite, Quintus Fabius Rullianus fait face avec ses deux légions à Egnatius et les Samnites et le combat est longtemps équilibré. A gauche, Publius Decius Abus voit sa cavalerie mise en désordre par les chariots de guerre gaulois. Alors il se dévoue, lui et l'armée ennemie aux dieux Mânes et à la déesse Tellus (dieux infernaux) et il se jette au milieu des bandes gauloises et y trouve la mort. En voyant cela, les légionnaires qui reculaient, contre attaquent avec vigueur pour le venger. A ce moment, la cavalerie campanienne envoyée par Quintus Fabius Rullianus, prend les Gaulois à revers et c'est là que se forge la victoire. Les Gaulois fuient et ensuite, les Samnites reculent. Leur chef Egnatius est mort, comme 9 000 Romains et 25 000 Gaulois, dit Tite Live. Les Gaulois sont refoulés vers le Nord et les restes de l'armée samnite rentrent au pays en passant par les Abruzzes. La coalition est rompue, Rome garde le contrôle de l'Ombrie. Enfin, les légions romaines menées par les consuls Lucius Papirius Cursor et Spurius Carvilius Maximus, envahissent le territoire samnite et remportent la victoire finale à la bataille d'Aquilonia en - 293.

Que ce soit Cranite ou le tombeau d'Alaric, leur localisation est un mystère.

Metz, Rome et le 18 septembre

Selon Varron, le 18 septembre serait le jour de naissance de Romulus, dont l'initilae est "R" montré du doigt par l'un des Bergers d'Arcadie de Poussin (Les Bergers des Abruzzes : Crognaleto).

Le placement du tableau de Poussin à Ban-Saint-Martin près de Metz, peut s'expliquer par le rapprochement des deux villes de Rome et de Metz effectué au Moyen Âge.

Dans les années 780, un des nombreux lettrés dont Charlemagne avait su s'entourer, le Lombard Paul Diacre, rédige une histoire des évêques de Metz depuis le fondateur de l'église du lieu, saint Clément qui est présenté comme envoyé de Rome par saint Pierre lui-même, jusqu'à l'avant-dernier évêque, saint Chrodegand (742-766). C'est un ouvrage à la gloire de la cité de Metz et de ses pontifes, mais parmi ces pontifes, il en est un qui retient l'attention de l'auteur, c'est saint Arnoul, évêque de début du VIIème siècle et ancêtre de Charlemagne. […] Un lien très étroit est ainsi établi entre Rome, prototype de la capitale imépriale et chrétienne, la cité de Metz et la famille de Charlemagne. D'origine apostolique pour les idéologues de Charlemagne, la cité de Metz a aussi, de fait, joué le rôle d'une capitale sous les Mérovingiens. […] Quand Clothaire II, après 613, réunifie l'ensemble des pays francs, il doit bientôt reconnaître aux Austrasiens un roi particulier en la personne de son fils Dagobert. Ce dernier s'installe à Metz, sousla double tutelle du maire du palais Pépin l'Ancien et de l'évêque Arnoul. […] Charles Martel établit en quelques années (716-720) son autorité sur le royaume franc qu'il administre comme maire du palais du roi mérovingien Thierry IV (721-737). […] C'est son fils Pépin le Bref qui en 751 franchit le pas et se fait sacrer roi. Metz et l'Austrasie ont engendré la dynastie qu'inaugure Pépin. La nouvelle famille régnante tire sa force militaire, économique et politique de l'Austrasie. Encore fallait-il que son titre royal et l'usurpation perpétrée contre les Mérovingiens soient légitimés. C'est à quoi s'emploie entre autres Paul Diacre quand il montre comment pépin et Charlemagne descendent de l'évêque Arnoul. [...] Dans la recheche de légitimité, un rôle décisif est joué par le dernier évêque de Metz dont parle Paul Diacre, à savoir Chrodegand, homme de confiance et chancelier de Pépin. Voulant réformer l'Eglise de Gaule, il s'appuie sur deux piliers : l'Eglise de Rome et la famille carolingienne. Il allait contribuer à les rapprocher et à les allier étroitement. Chrodegand se rend à Rome, d'où, en 754, il ramène le pape Etienne II qui sacre une seconde fois Pépin. [Il apporta de Rome les corps de saint Nabor, de saint Nazaire et de saint Gorgon, ce saint Gorgon dont Bossuet devait, bien des siècles après, prononcer le panégyrique. Autorisé par le pape] il organise la vie commune des clercs par sa règle des chanoines et il introduit à Metz la liturgie de Rome. […] Rome est un modèle qu'on imite. L'histoire des évêques de Metz de Paul Diacre est elle-même imitée du Liber pontificalis, le livre des papes de Rome. Et dans l'ouvrage de Paul Diacre, Rome est à l'origine et à l'aboutissement de l'histoire de Metz : Metz fait figure de nouvelle Rome. (Michel Sot, L'invention d'une capitale : Metz au Moyen Âge, L'Hisoire n° 42).

Les Bergers d'Arcadie et les dates de la triangulation

19 mai, Célestin V, le pape des Abruzzes

Le seul consistoire de Célestin V est en date du 18 septembre 1294 où sont créés 13 cardinaux. Fu sepolto nei pressi di Ferentino, nella chiesa di Sant'Antonio sita nell'abbazia celestina che dipendeva dalla casa madre di Santo Spirito del Morrone. (it.wikipedia.org - Papa Celestino V).

Saint Antoine le Grand est fêté le 17 janvier. La triangulation de l'année 17 janvier, 19 mai et 18 septembre est constituée

La tache à gauche des bergers pourrait représenter un chien ou un renard au long museau

Dans un recueil de prophéties attribuées à Joachim de Flore et à Anselme, évêque de Marsico, Célestin V est représenté avec un renard dans le dos.

Benedictus qui venit in nomine Domini celestium omnium contemplator, qui simplex eductus de terra tenebrosa ascendit, & descendit : nam vox gemina, & Vulpina ipsius Principatum vorabit, & tribulatus peregre morietur. O quantum dolebit sponsa de casu legitimi sponsi ad deuorandum tradita Leoni. Cur o simplex homo sponsam dimittis truculentis canibus latrantibus tiibuendam ? Cogita nomen tuum, & prima opera fac, ut recipiaris in partibus Orientis (Vaticinii, overo Profetie de Joachim (de Flore), Anselmus (Marsicanus), Pasqualino Regiselmo, Bertonus, 1600 - books.google.fr).

DEVISE. — "La voix du renard te fera perdre ton principat"

C'est-à-dire que le Pape n'a abdiqué que sur les perfides conseils de celui qui pensait prendre sa place, Boniface VIII.

ORACLE. — « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, contemplateur de toutes choses célestes; qui monte avec simplicité, tiré de son obscure retraite, et qui y redescend de même : car une double voix vulpine dévorera son principat, et il mourra exilé dans la tribulation. — O combien te désolera, Épouse, la chute de ton légitime Époux qui te livrera au Lion pour être dévorée ? Pourquoi donc, ô homme simple, répudies-tu ton Épouse et la livres-tu à ces chiens dévorants? Rappelle-toi ton nom (Pierre), et reprends tes œuvres premières, afin d'être reçu dans l'Orient éternel ».

Malgré cet appel, Célestin V resta démissionnaire : aussi Dante l'a-t-il, d'après certains, précipité en enfer au cercle des âmes faibles, inférieures à la mission qui leur échut; l'Église plus indulgente l'a placé sur ses autels (Roger Duguet, Autour de la tiare: essai sur les prophéties concernant la succession des papes du XIIIe siècle à la fin des temps (Jochim de Flore, Anselme de Marsico, St Malachie, le "Moine de Padoue"...), 1997 - books.google.fr).

On rapporte que son prédécesseur Célestin V avait dit de Boniface VIII : « Tu montes comme un renard; tu régneras comme un lion; tu mourras comme un chien. » (Don Lelio Marini, Vita et miracoli di San Pietro del Morrone: gia Celestino V, 1630 - books.google.fr, François Guizot, L'histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Volume 1, 1873 - books.google.fr).

la branche morte à droite de la "bergère"

Antoine et l'ergot : une branche morte

Sous la domination des Perses, l'Egypte fut comprise par Darius dans la quatrième satrapie. Darius conserva l'ancienne division en nomes, ainsi que les Plolémées et les premiers empereurs romains ; mais au IVe siècle, l'Egypte forma un diocèse divisé en 6 provinces : la Libye supérieure au N. O., ch.-l., Cyrène; la Libye inférieure à l'O., ch.-l., Paratonium; l'Égyple proprement dite au N., ch.-l., Alexandrie; l'Augustamnique au N. E., ch.-l., Péluse; l'Arcadie égyptienne au centre, et la Thébaïde au S., ch.-l., Thèbes (Dictionnaire universel et classique d'histoire et de géographie comprenant l'histoire proprement dite, la biographie universelle, la mythologie, Volume 2, 1853 - books.google.fr).

On a vu que les Grecs avaient divisé le Maris de Sésostris en Haute-Egypte (Thébaide) et en Moyenne-Egypte (Heptanomide). Ce dernier nom (Heptanomis) fut donné à cette partie de l'Egypte centrale en raison des sept nomes qui la composaient. On appela, au Ve siècle, l'antique Heptanomide Arcadia, Arcadie, en l'honneur de l'empereur Arcadius, un des fils de Théodose. Sa capitale était la célèbre Memphis. Et, afin de la distinguer de l'Arcadie péloponésique, on l'appela encore Arcadie égyptienne (Revue africaine, Société historique algérienne, 1863 - books.google.fr).

L'Heptanomide (hepta : 7) fait songer à la Septimanie. Antoine est né en 251 à Qmân dans l'Arcadie égyptienne, près d'Héracléopolis (actuel Fayoum) (fr.wikipedia.org - Antoine le Grand).

Saint Antoine est devenu le protecteur des malades atteint d'ergotisme, ou de ce que l'on appelle ainsi lorsqu'on sut que l'ergot de seigle en était responsable.

Si, comme nous l’avons déjà dit, c’est Lonicer qui décrit l’ergot en 1565, le rapport n’est pas encore établié avec le « Mal des Ardents ». Dès le XVIe siècle, quelques-uns parmi les médecins suspectaient que l’ergotisme pouvait être dû à une intoxication alimentaire. En 1596 et 1597, les habitants de la Hesse ayant été fort maltraités, les médecins de Hambourg attribuèrent cette gangrène sèche à l'usage du seigle ergoté. En 1630, le docteur Thuillier senior, médecin du grand Sully, avait appris par des collègues qu’à leur avis les gangrènes liées au feu de St Antoine étaient produites par le seigle ergoté. Thuillier tenta tout de suite de vérifier expérimentalement cette idée: étant à Sully en Sologne, il fit donner à plusieurs poules de la basse-cour des grains parasités par l’ergot et constata que les animaux moururent. En 1672, Claude Perrault (1613-1688), médecin et anatomiste, informa l’Académie des Sciences que selon des médecins de Sologne (région française régulièrement touchée par la maladie), la gangrène des habitants était due à la consommation de seigle vicié. Cette idée fut ensuite développée par Denis Dodart (1634-1707), médecin et botaniste, dans une lettre imprimée dans le «Journal des Savants» à Paris. Elle s’est progressivement répandue en France, alors qu’en Allemagne il a fallu attendre la publication de l’ouvrage de Taube (Voir: P. Eucher, P. Laloux & J.C. Schoevaerdts (1996): L’ergotisme, hier et aujourd’hui. - Louvain-Médical, 115: 133-140; ainsi que «L’ergotisme au XVIIIème siècle», http://cehm.toulouse.free.fr/fichier/T85.doc) (M. A. Bérard, L. Gosselin, Compendium de chirurgie pratique ou traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclament, Volume 1, 1845 - books.google.fr, Jos. A. Massard, Cours de Médecine, 2002 - www.massard.info, Georges J. Aillaud, L’ergot du seigle et le mal des Ardents - books.openedition.org).

Ce docteur Thuillier porte le même nom que le biographe de Nicolas Poussin, Jacques Thuillier, né le 18 mars 1928 à Vaucouleurs, mort à Paris le 18 octobre 2011, historien de l'art français (fr.wikipedia.org - Jacques Thuillier).

En terme de jardinage une branche morte se dit argot. Argot a pour synomyme ergot. Il s'agit bien d'une branche morte que l'on aperçoit en bas à droite du tableau des Bergers d'Arcadie. Argot, en terme de jardinage, se dit de l'extrémité d'une branche morte, ou du bois qui est au dessus de l'œil. Argoter, c'est couper l'extrémité de cette branche.

Argot d'un coq, voyez Ergot (Dictionnaire universel françois et latin, Volume 1, 1743 - books.google.fr).

blé cornu, blé avorté, blé hâve, blé rachitique, blé farouche, chembuclé, ergot, argot, faux seigle, seigle ergoté, seigle cornu, seigle corrompu, seigle malade, seigle à éperon, seigle ivre, seigle noir, clou de seigle, mère de seigle, noms donnés à une céréale dégénérée (Bibliothèque du Medecin Praticien ou Résumé General de tous ouvrages de Clinique medicale et chirurgicale, 1850 - books.google.fr).

Le pays d'Argos, l'Argolide est contiguë à l'Arcadie.

Arcas, fils de Jupiter et de Calisto, donna son nom à l'Arcadie. Instruit par Triptolème, il apprit à ses sujets à semer du blé et à faire du pain et de la toile, etc. Aristée lui montra à filer la laine. Un jour qu'il étaitàla chasse, la Dryade Erato implora son secours contre un torrent impétueux qui allait entraîner l'arbre à la conservation duquel sa vie était attachée. Arcas détourna les eaux, et épousa la nymphe dont il eut 3 fils, Azan, Aphidas et Elatus. La fable dit qu'Arcas étant devenu grand, des chasseurs le présentèrent à Lycaon son aïeul, qui le reçut avec joie, et qui, dans la suite, pour éprouver la divinité de Jupiter, lui servit dans un festin les membres d'Arcas. Le dieu, indigné d'une pareille épreuve, le changea en loup, et Arcas en ours. La métamorphose d'Arcas est encore racontée autrement. Ce jeune homme étant à la chasse, rencontra sa mère sous la figure d'une ourse, Calisto, fille de Lycaon, une des nymphes favorites de Diane. Jupiter, sous la forme de cette déesse, la rendit mère d'Arcas. Diane, ayant découvert sa grossesse, la chassa de sa compagnie. Junon poussa plus loin la vengeance, et la métamorphosa en ourse.

Callisto reconnut alors son fils sans en être connue, s'arrêta pour le voir; mais Arcas allait la percer de ses traits, lorsque Jupiter, pour prévenir ce parricide, le changea lui-même en ours, et les transporta tous deux dans le ciel, où ils forment les constellations de la grande et de la petite Ourse. Junon, à la vue de ces nouveaux astres, entra de nouveau en fureur, et pria les dieux de la mer de ne pas permettre qu'ils se couchassent jamais dans l'Océan. Pausanias, l.8, c. 4, dit que ses os, par l'ordre de l'oracle de Delphes, furent transportés de Ménale à Mantinée, dans le temple de Junon (François Joseph Michel Noël, Dictionnaire de la fable, Volume 1, 1810 - books.google.fr).

Le tombeau d'Arcas, fils de Callisto est à Mantinée tout auprès de l'autel de Junon ; car c'est-là que ses os ont été apportés de Ménale en conséquence d'un oracle rendu à Delphes, et conçu en ces termes :

Ménale fut toujours le séjour des frimas;

Ménale cependant possède votre Arcas.

Peuples qui lui devez un nom si plein de gloire,

Hâtez-vous à l'envi d'honorer sa mémoire.

Qu'incessamment ses os par vos soins rapportés,

Soient au milieu de vous désormais respectés;

Et que ce héros, mis au rang des immortels,

Obtienne enfin chez vous un temple et des autels.

Les Mantinéens déposèrent les cendres d'Arcas dans un lieu qu'ils nomment les autels du Soleil (Pausanias, Voyage historique, pittoresque et philosophique de la Grèce, tr. du grec en français, Volume 3, traduit par Jean Charles Poncelin de La Roche-Tilhac, Nicolas Gedoyn, 1797 - books.google.fr).

Dans le grand mouvement primitif qui porta la civilisation d'Orient en Occident, la Grèce devint le foyer d‘une immense activité civile, politique et morale, hors de toute proportion avec la sphère matérielle, comparativement trésrestreinte, où elle se trouvait renfermée. Une surabondance de population, des luttes de partis, des guerres intestines et d'autres causes locales portèrent de bonne heure les Grecs à émigrer, à fonder des colonies sur d‘autres terres , et principalement en Sicile et sur les côtes de la péninsule voisine qui reçut le nom de Grande Gréce. On fait remonter les premières émigrations des Grecs au IXe siècle avant notre ère. Les Ioniens eurent bientôt peuplé une grande partie du littoral; les Arcadiens formèrent des établissements dans la Pouille; les Œnotriens s’établirent dans les Abruzzes; les Messéniens vinrent fonder la colonie de Iteggio. Mais ce mouvement n’allait pas au delà des côtes de la péninsule au midi. Le pays situé au nord était habité par une autre race (Encyclopedie du dix-neuvieme siecle, Tome 14, 1855 - books.google.fr).

Le nom Oenotriens viendrait soit d'Oenotrius, un des 22 fils de Lycaon, roi d'Arcadie, ou d'Oenotrius, roi des Sabins, selon Varron et Pausanias (Guillaume de Salluste Du Bartas, La sepmaine, ou création du monde, 1583 - books.google.fr).

Italus était le roi mythique des Oenotriens. Italus a la même racine que vitulus (vigne). Selon Mommsen, le nom d'OEnotrius prouve qu'avant l'arrivée des Grecs la vigne était cultivée en Italie (Oeuvres de Virgile annoté par E. Benoist, 1869 - books.google.fr).

 


Sources

http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres12.html

http://pagesperso-orange.fr/miltiade/rome-italie.htm

http://www.histoire-fr.com/Bibliographie_florus_histoire_romaine_1.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaric_Ier

E.T. Salmon, Samnium and the Samnites, http://books.google.fr/books?id=-jA9AAAAIAAJ

http://www.interbible.org/interBible/ecritures/symboles/2006/sym_060210.htm