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Pays :
Région
Département :
Ville :
Veroli
Italie
Latium


Nonagones "italiens"
Ils couvrent l'Italie du Nord, une partie de la Croatie, de l'Autriche, de la France et de la Suisse. Ils sont construits à partir des sommet du grand nonagone "français" du Patchalet et Ferrassière.
Ils ont pour centre un lieu proche d’Empoli en Toscane.



La ville de Veroli, antique Verulae, fut fondée au XIIème siècle avant J.-C. par le peuple Hernique. Le noyau historique est la Rocca di S. Leucio.
Les Fasti Verulani sont un fragment d’un calendrier romain frouvé en 1922. Ils couvrent les trois premiers mois de l’année. Des célébrations sont indiquées comme celle de Castor et Pollux en leur temple sur le Forum, à la date du 31 janvier, ainsi que le mariage d’Auguste avec Livie Drusilla le 17 janvier.
Au VIIIème siècle, Veroli devient un évêché qu’elle perd au XXème siècle. Le pape Alexandre III reçut l’ambassadeur de Frédéric Barberousse dans la basilique Saint-Erasme pour négocier une paix, en 1170. En 1222, le pape Honorius III et l’empereur Frédéric II discute d’un projet de croisade. Cet empereur se maria probablement à Veroli avec Yolande de Brienne, fille du roi de Jérusalem. En 1350 Veroli est secoué par un violent tremblement de terre. En 1528, Francis Quinones est nommé cardinal et gouverneur de Veroli par le pape Clément VII en reconnaissance de ses efforts pour la réconciliation de l’empire et de la papauté.

La Porte Romana a été dessinée au XVIIIème siècle par Giuseppe Subleyras (1745-1819), le fils de peintre français Pierre Subleyras qui s’établit à Rome et se maria avec la miniaturiste Maria Felice Tibaldi.

Le Tesoro della Cattedrale S. Andrea conserve un reliquaire contenant la tête de sainte Marie Salomé. Sainte Salomé serait venue avec les saints Blaise et Démétrius de Palestine jusqu’à Veroli où ils auraient évangélisé la population. Biagio et Demetrio auraient été martyrisés, et Salomé serait morte 6 mois après avoir converti celui qui deviendra Mauro. Les reliques de Salomé furent découvertes sous l’inspiration d’un certain Thomas en 1209, celles de ses accompagnateurs en 1196.
La Chiesa di Santa Salome, remontant au XIIIème siècle fut reconstruite après le tremblement de terre.
Sant Erasmo, d’origine romane, fut reconstruite au XVIIIème siècle. À l’époque de Pâques en 1570, dans cette église, le Saint Sacrement était exposé pour l’adoration publique des Quarante Heures (à cette époque il était introduit dans une châsse cylindrique posée dans un grand calice recouvert par la patène). L’Enfant Jésus apparut dans l’Hostie exposée et fit de nombreuses grâces. Aujourd’hui le calice où était exposé le Saint Sacrement est gardé dans l’église Saint-Erasme et on l’utilise pour la Messe une fois par an, le mardi après Pâques.

L’abbaye de Casamari a été construite sur un ancien municipe romain nommé Cereatae, dédiée à la déesse Cérès, ou Marianae, lieu de naissance ou dernière résidence de Marius, l’adversaire de Sylla. Après une période trouble et le schisme entre Anaclet II et Innocent II que Bernard de Clairvaux favorise et dont il réussit à promouvoir la suprématie, Casamari passe aux Cisterciens et devient la 29ème fille de Citeaux. C’est de cette époque que datent les bâtiments de style gothique. Joachim de Flore y séjourna en 1183/1184. Casamari est dévasté par les troupes de Ladislas d’Anjou au début du XVème siècle. En 1623, la communauté réduite à 8 moines rejoint la Congrégation romaine. En 1717, le commendataire Annibale Albani introduit la réforme de La Trappe. La campagne d’Italie de Napoléon dévaste à nouveau l’abbaye. En 1830, la Congrégation introduit le monachisme catholique en Ethiopie. En 1940, le premier monastère y est fondé. Casamari a essaimé aussi aux Amériques.