Partie IX - Synth√®se   Chapitre LXVI - La Rose kabbalistique   Introduction   

La Rose et le 22

Le calendrier de la super-√©toile (ou marguerite) et celui appel√© kabbalistico-tarotique ont deux jours en commun : le 10 ao√Ľt et le 8 f√©vrier. S√®vres correspond au 10 ao√Ľt et Sainte-Croix de Beaumont au 8 f√©vrier. De ce fait la marguerite aux 24 p√©tales se transforme d'abord en rose des vents aux 24 directions puis en rose kabbalistique.

Dans le passé on a utilisé des roses de 16 et de 32, mais le codage des vents dans les bulletins météorologiques se fait aujourd'hui sur une rose de 36 ; chaque secteur fait un angle de 10 degrés (Pierre De Félice, L'histoire de la climatologie, 2007).

Dans le monde gréco-romain, les vents sont associés aux points cardinaux et aux directions intermédiaires pour former une Rose qui est passée de 4 vents à l'époque homérique, à 8, puis 12, et enfin à 24 à l'époque d'Auguste. Mais Pline (Histoire Naturelle, II, 119) juge trop subtile la Rose à 12 vents et, dans la pratique, on devait se limiter à la Rose à 8 vents (Christine Pérez, La perception de l'insularité dans les mondes méditerranéen ancien et archipélagique polynésien d'avant la découverte missionnaire, 2005).

"C'est aux cath√©drales de Reims et de Strasbourg, que nous nous sommes arr√™t√©s, pour y appr√©cier la statuaire ogivale, dans les immenses et sublimes pages sculpt√©es qu'elles offrent √† nos regards et √† notre admiration. Sur toute la surface de leurs splendides frontispices, dans leurs niches innombrables, sur leurs pinacles a√©riens et sur leurs hardis clochetons, on compte par milliers des statues qui, sous le rapport de la forme, ne le c√®dent en rien aux plus belles de l'antiquit√©, et qui, dans un autre ordre de beaut√© beaucoup p/us relev√©, laissent bien loin derri√®re elles tout ce que l'art pa√Įen a pu imaginer et r√©aliser de plus √©clatant. Ce n'est rien moins que le grand drame de l'humanit√©, qui s'ouvre √† la cr√©ation et ne se ferme qu'√† la fin du monde, que ces milliers de statues sont destin√©es √† repr√©senter. Les parties principales de cet immense drame sont divis√©es et reli√©es les unes aux autres avec une harmonie, une suite et une gradation qu'on ne se lasse pas d'admirer. A l'int√©rieur de l'√©glise de Reims dans In rosace qui √©claire le croisillon septentrional, on voit Dieu ador√© par quatre anges et cr√©ant le soleil, la lune, les poissons, les h√ītes de la terre, l'homme et la femme. A l'ext√©rieur, autour de l'ogive o√Ļ s'arrondit la rose, vingt-deux sujets repr√©sentent Adam adorant Dieu, la cr√©ation d'Eve, leur transgression des ordres de Dieu, leur expulsion du paradis terrestre, leur condamnation au travail, figur√© par le labour, le filage et divers m√©tiers. - A la rose du croisillon m√©ridional correspondant au septentrional, autour de l'ogive qui encadr√© cet Ňďil de l'√©glise, on compte vingt-deux sujets. A droite, on distingue clairement la musique, figur√©e par un homme qui tient √† la main droite une clochette qu'il agite et dont il √©coute le son. - Les personnages qui accompagnent cette musique, sont ceux du Trivium et du Quadrivium, la Grammaire qui enseigne, la Rh√©torique qui p√©rore, la Dialectique qui discute, la Math√©matique qui compte sur ses doigts, l'Astronomie qui fixe ses yeux vers le ciel, et la G√©om√©trie qui mesure la terre. Au milieu de ces personnifications, on croit voir des proph√®tes ou des ap√ītres, ou du moins des confesseurs, qui, p√®res de la parole sacr√©e, ont donn√© leur vie, apr√®s avoir annonc√© √©loquemment les v√©rit√©s divines. Outre les vingt-deux personnages de ces cordons, on en aper√ßoit d'autres plus grands, au nombre de sept, √† la galerie qui surmonte la rose ; ils ressemblent √©galement aux ap√ītres et √† des proph√®tes. Entre eux, au-dessus de leur t√īle et comme les inspirant, ou voit huit anges qui sortent des nuages. - A cette rose m√©ridionale, de m√īme qu'√† celle du nord, deux figures gigantesques et symboliques, l'Eglise et la Synagogue soutiennent la retomb√©e du cordon d'archivolte. - En retournant du midi au nord de la cath√©drale, on voit √©galement deux statues qui servent de pendants √† celles-l√†; ce sont Eve, ou l'idol√Ętrie ; Adam, ou la religion naturelle. - Ces divers sujets comprennent soixante trois groupes ou statues isol√©es ; ils conduisent au grand portail, tout aussi naturellement qu'un titre m√®ne √† l'ouvrage ou qu'un sommaire pr√©pare √† la lecture d'un livre. Ce portail, chef-d'Ňďuvre incomparable de la fin du XIII√®me si√®cle, montre sur le trumeau de sa porte centrale, la statue colossale de la Vierge, couronn√©e comme une reine et tenant l'enfant J√©sus. L'√©glise est une Notre-Dame ; donc, la principale, la plus grande figure devait √™tre celle de Marie. Il fallait d'ailleurs offrir celte statue √† tous les regards, pour unir entre eux le portail du nord et le portail du sud, et ceux-ci avec le portail de l'occident. - Explication d√©taill√©e des trois sujets du paradis terrestre, la chute, la condamnation et l'expulsion de l'homme, dans leurs cons√©quences imm√©diates, qui, √©bauch√©es aux portails nord et sud, comme nous l'avons vu pr√©c√©demment, sont ici amplement d√©velopp√©es, dans la repr√©sentation des occupations manuelles qui regardent le corps, et dans la pratique des divers arts lib√©raux, qui concernent l'esprit.

Apr√®s le travail des mains et de la t√™te, apr√®s les occupations manuelles et les arts lib√©raux, la statuaire de la cath√©drale de Reims offre le d√©lassement √† la campagne en plein air, et le repos chez soi, √† la maison. C'est l√† seulement et √† Paris, qu'on voit compl√®tement repr√©sent√© ce th√®me si curieux. - Apr√®s les d√©lassements viennent les vices et les vertus mis en opposition. A droite, lorsqu'on sort de l'√©glise, montent les vertus ; √† gauche, s'√©chelonnent les vices. Vices et vertus sont debout, anim√©s, se mesurant du regard, se d√©fiant l'un l'autre comme les h√©ros de l'antiquit√© hom√©rique. Pas de plus beau sujet ni qui pr√™te davantage au drame; c'est un duel √† mort, o√Ļ l'imagination du moyen √Ęge a d√©ploy√© tout ce qu'elle avait d'invention et de puissance. Les Vertus sont ainsi √©chelonn√©es; l'Humilit√©, la Foi, le Courage, la Chastet√©, la Charit√©, la Sagesse, l'Esp√©rance, et en regard, l'Orgueil, la L√Ęchet√©, la Luxure, l'Avarice, la Folie et le D√©sespoir.

Cr√©√© √† la rose du nord, et transgressant les ordres de Dieu, l'homme, dans la cath√©drale de Reims, se r√©habilite √† la m√™me place d'abord, puis √† la rose oppos√©e. L'exemple du travail et de la vertu lui est donn√©, non-seulement √† ces deux roses du nord et du sud, √† une hauteur de trente ou trente-cinq m√®tres, mais encore et avec plus de d√©tails, √† la port√©e de la main et au niveau des plus faibles yeux, le long des jambes qui encadrent l√®s ventaux des trois portes de l'occident. L'enseignement est donc complet et en double exemplaire. Ainsi, ayant appris √† travailler des mains et de la t√™te, engag√© √† se bien conduire par le tableau des vertus et des vices, l'homme peut, maintenant, se d√©velopper dans la succession des si√®cles ; il peut parcourir toutes les phases de l'histoire. Nous voyons donc se d√©rouler sous nos yeux, en centaines, presque en un millier de figures, l'histoire universelle de l'humanit√©, depuis la cr√©ation du monde jusqu'√† sa fin. Toutefois, car nous sommes dans une cath√©drale, c'est l'histoire religieuse proprement dite qu'on a d√Ľ repr√©senter de pr√©f√©rence. C'est surtout √† l'Ancien Testament et √† l'Evangile, que les sujets de la sculpture sont emprunt√©s. Ainsi, de l'expression morale qui domine dans les groupes de statues que nous venons d'analyser, nous passons √† l'expression mystique ; nous passons de l'√©l√©ment naturel √† l'√©l√©ment surnaturel ; de l'√©l√©ment humain √† l'√©l√©ment divin; et ici donc, comme dans toutes les autres branches de l'art chr√©tien, nous rencontrons les deux genres de beaut√© qui d√©coulent de ces deux sortes d'√©l√©ments, et nous ne les rencontrons que l√† seulement. Mais comme c'est pour l'article Strasbourg que nous avons r√©serv√© la description de cette nouvelle s√©rie de sujets, nous omettons celle de Reims, qui, d ailleurs, n'est que commenc√©e. Toutefois, nous reproduisons les belles pages que le savant auteur de cette description a consacr√©es au type de Marie, si diversement et si noblement figur√© sur le parvis de la m√©tropole champenoise; et c'est par l√† que nous terminons cette longue et int√©ressante citation (Dictionnaire d'esth√©tique chr√©tienne, Encyclop√©die th√©ologique, Volume 17, Migne, 1856).

La fa√ßade de la cath√©drale d'Amiens pr√©sente une des plus belles pages de l'iconographie chr√©tienne du moyen √Ęge. M. Gilbert en a donn√© une explication bien sup√©rieure √† celle qu'avaient hasard√©e plusieurs auteurs qui avaient √©crit avant lui sur l'√©glise de Notre-Dame d'Amiens.

Au-dessus des voussures, le frontispice est coup√© par deux lignes d'un grand et bel effet : ce sont deux galeries √† jour, dont la pr. mi√®re est compos√©e d'une s√©rie de petites arcades ogivales, resserr√©es encore par une colonnette qui les partage en deux, et dont le chapiteau de feuillages supporte deux arcs trilob√©s, au-dessus desquels s'ouvrent d'√©l√©gantes ouvertures trifoli√©es; la seconde, plus riche que la premi√®re, renferme vingt-deux statues colossales. On croit qu'elles repr√©sentent les rois de France, depuis Child√©ric II jusqu'√† Philippe-Auguste, ou les rois de Juda (Juan Jaime Bourass√©, Dictionnaire d'arch√©ologie sacr√©e, contenant, par ordre alphab√©tique, des notions s√Ľres et compl√®tes sur les antiquit√©s et les arts eccl√©siastiques, 1851).

Lors des Conférences d'Amiens en 1392, c'était le duc de Bourgogne qui était surtout chargé de traiter avec le duc de Lancastre, oncle du roi d'Angleterre. Aussi n'avait-il jamais paru avec une telle magnificence ; on en peut juger par la richesse de ses vêtemens, dont le détail est resté connu. Il avait fait faire deux grandes houppelandes : l'une était de velours noir; sur la manche gauche était brodée en or une grande branche de rosier. Les roses étaient au nombre de vingt-deux ; les unes étaient composées d'un saphir entouré de perles, et les autres de rubis ; les boutons de roses étaient en perles, le collet était brodé de même (Amable-Guillaume-Prosper Brugière Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, 1364-1477, Volume 2, 1837).

François Ier témoigne dans une lettre que " il est meu de grande et singulière dévotion au " Saint-Suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui repose en l'église et monastère de Saint-Corneille et Saint-Cyprien, de l'ordre de Saint-Benoist. ", à Compiègne. Comme gage de cette dévotion, en octobre 1516, il donna vingt-deux boutons en roses d'or enrichis de perles et de pierrres précieuses, et attachés à vingt fleurs de lis d'or (Edmond Caillette de l'Hervilliers, Compiègne, sa forêt, ses alentours, 1869).

Elisabeth ou la Rose

L'ordre des Hospitaliers Saint-Jean de Jerusalem, futur ordre de Malte est bienimplanté sur les sommets de cette rose à 22 pétales, du fait de leurs propres établissements ou de ceux hérités des Templiers, par la bulle papale du 2 Mai 1312 : Croix-en-Brie, Montchamp, Le Bastit, Nuits-sous-Ravières jouxtant Ravières.

Le patron de l'ordre, saint Jean-Baptiste, était le fils d'Elisabeth à laquelle est associée la rose comme c'est aussi le cas d'autres saintes Elisabeth : de Portugal (fêtée le 8 juillet), de Hongrie (morte un 17 novembre) et comme Elizabeth Ière d'Angleterre, devenue reine un 17 novembre : la rose des Tudor.

La Tudor Rose (parfois appel√©e la Rose de l'Union) est l'embl√®me floral traditionnel h√©raldique de l'Angleterre et prend ses origines de son nom de la dynastie Tudor. Henri Tudor avait pour p√®re Edmond Tudor de la Maison de Richmond, et pour m√®re Margaret Beaufort de la Maison de Lancastre. Lorsqu'il s'empara de la couronne d'Angleterre apr√®s avoir battu Richard III, il entra√ģna la fin de la guerre des Deux-Roses (1453 - 1485), entre la maison de Lancastre dont l'embl√®me √©tait Rosa gallica, rose rouge, et la maison d'York dont l'embl√®me √©tait Rosa alba, rose blanche.

Apr√®s son mariage avec √Člisabeth d'York, Henri VII Tudor cr√©a l'embl√®me de la rose Tudor rouge √† cŇďur blanc et plus tard fut cr√©√© le rosier York et Lancaster panach√© rose et blanc. La rose est aujourd'hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.

Ce fut moins au génie de Charles VII qu'à la diversion que produisirent les factions des Roses rouges et blanches en Angleterre, que la France fut redevable de son salut ; jamais elle n'avoit été plus près du naufrage.

En 1453, Henry VI d'Angleterre subit sa premi√®re crise de folie, √† la suite de quoi un Conseil de R√©gence fut mis en place, dirig√© par le puissant et populaire Richard Plantagen√™t, duc d'York et chef de la Maison d'York en tant que Lord Protector. Richard manifesta bien vite son pouvoir avec une audace jamais √©gal√©e (bien qu'il n'y ait aucune preuve qu'il e√Ľt alors aspir√© au tr√īne). Il fit emprisonner Somerset et il soutint ses partisans, Salisbury et Warwick, dans une s√©rie de conflits mineurs avec les partisans puissants d'Henry, comme les ducs de Northumberland. La gu√©rison d'Henry en 1455 contraria les ambitions de Richard et le duc d'York fut √©cart√© de la cour par la femme d'Henri, la reine Marguerite d'Anjou, fille du roi Ren√© (carbay). Puisqu'Henri n'√©tait pas capable d'√™tre le chef, c'est elle, femme puissante et volontaire, qui s'√©tait plac√©e de fait √† la t√™te des Lancastriens. Elle noua des alliances contre Richard et conspira avec d'autres nobles pour r√©duire son influence. Richard de plus en plus press√© recourut finalement aux armes en 1455 avec la premi√®re bataille de Saint-Albans (fr.wikipedia.org - Guerre des Deux Roses).

La bataille de Bosworth Field est un élément important de la pièce de William Shakespeare Richard III. C'est " la grande bataille " : aucun autre combat ne vient distraire l'audience de celle-ci, représentée par un duel à l'épée entre Henri Tudor et Richard III141. Shakespeare utilise ce duel comme une conclusion paroxystique de la pièce et de la guerre des Deux-Roses ; il lui sert également à représenter " la victoire sans équivoque du bien sur le mal ". Le grand méchant de la pièce, Richard, est apparu dans la pièce précédente de la tétralogie, Henry VI, Part 3, comme " un épéiste formidable et un chef militaire courageux ", ce qui contraste avec les moyens perfides qu'il emploie pour devenir roi dans Richard III. La bataille de Bosworth Field en elle-même n'occupe que cinq vers, mais l'action est précédée par plus de quatre cents verts qui, sur trois scènes, développent le contexte et les motivations des personnages anticipant le combat.

Le récit que fait Shakespeare de la bataille se base essentiellement sur les versions dramatiques des chroniqueurs Edward Hall et Raphael Holinshed, dérivées de la chronique de Virgile. Toutefois, le regard porté par Shakespeare sur Richard est influencé par Thomas More, dont les écrits sont fortement défavorables au dernier roi York. La pièce présente donc le roi comme un personnage très négatif, Shakespeare n'ayant guère de remords à s'écarter de la fidélité historique pour favoriser la tension dramatique. Ainsi, Shakespeare fait s'entretenir la mère de Richard avec Marguerite d'Anjou pour annoncer le destin de Richard et accomplir la prophétie qu'elle a proclamée dans Henri VI, alors que Marguerite d'Anjou est morte en 1482, trois ans avant la bataille.

Bosworth Field est notable pour avoir conduit sur le tr√īne de mani√®re d√©cisive la dynastie qui r√®gnera sur l'Angleterre pendant plus d'un si√®cle.

Des r√©cits contemporains de la bataille de Bosworth Field apparaissent dans quatre sources principales, dont la Chronique de Croyland, un texte anglais √©crit par un chroniqueur yorkiste se basant sur des r√©cits de seconde main provenant de nobles et de soldats. Les autres sources proviennent d'√©trangers : Virgile, Jean Molinet et Diego de Valera. Molinet est bien dispos√© √† l'√©gard de Richard, tandis que Diego de Valera compile son Ňďuvre √† partir de lettres de marchands espagnols ; il n'est pas fiable pour Ross, mais d'autres historiens l'utilisent pour d√©duire des √©l√©ments qui ne sont pas √©vidents dans d'autres sources. Pour Ross, le po√®me The Ballad of Bosworth Field se r√©v√®le une source utile pour certains d√©tails de la bataille. La multitude de r√©cits diff√©rents, principalement bas√©s sur des informations de seconde ou de troisi√®me main, se r√©v√®le un obstacle pour les historiens qui cherchent √† reconstituer la bataille. Hormis son issue, tr√®s peu de d√©tails apparaissent dans les chroniques : selon l'historien Michael Hicks, Bosworth est l'un des affrontements les plus mal d√©crits de la guerre des Deux-Roses (fr.wikipedia.org - Bataille de Bosworth Field).

Desmond Seward, England's Black Legend, p.269, refers to Molinet as a mediocre poet and a worse chronicler. However, Molinet's account of Bosworth contains several interesting details not mentioned by the other commentators. The French commentator Jean Molinet said Richard "without royal solemnity was buried at the entrance to a village church" (www.leicesterchronicler.com - Richard, Nonagones : Sot Pêcheur et Par ce signe tu le vaincras 2).

√ČLISABETH : Tous les traducteurs donnent √† ce mot la signification de serment de Dieu, ou Dieu du serment ; mais il me semble qu'on peut le former avec raison de l'h√©breu El, Dieu, ischa, salut, beth, maison, propement " maison du salut de Dieu " (Paul Hecquet-Boucrand, Dictionnaire √©tymologique des noms propres d'hommes, 1868) ce qui convient aux √©glises orn√©es de roses ou rosaces.

Autres roses du calendrier kabbalistique : Rose de Lima, aussi f√™t√©e le 26 ao√Ľt, et le 4 juin, qui, si P√Ęques est au 16 avril, correspond √† la Pentec√īte, " P√Ęques des Roses ".

Alignements

Bonaguil

Par un hasard extrarodinaire, Bonaguil se trouve sur le segment reliant Rennes-le-Ch√Ęteau et Sainte-Croix. Bonaguil a servi √† d√©terminer le calendrier kabbalistique avec son √©glise Saint- Michel (29 septembre) et sa chapelle Sainte-Barbe (4 d√©cembre).

Marie-Gilberte, descendante de B√©renger, r√©side √† Paris les derni√®res ann√©es de sa vie, et laisse √† l'abandon le ch√Ęteau de Bonaguil, jusqu'√† sa mort en 1699. Il passe ensuite aux Montpeyroux (Fran√ßois-Gaspard de Montpeyroux, qui, soldat, n'y habita presque jamais) puis √† sa sŇďur qui le vend en 1719 √† Jean-Antoine de Pechpeyrou-Beaucaire. Le fils de celui-ci vend le ch√Ęteau √† Marguerite de Fumel, veuve d'Emmanuel de Giversac, en 1761, qui y fait quelques travaux de confort.

C'est le neveu de Marguerite de Fumel, Joseph-Louis de Fumel qui en h√©rite en 1788. Il √©migre d√®s octobre 1789, et le ch√Ęteau est adjug√© comme bien de la Nation. Tout le mobilier est dispers√©, les toits, planchers et boiseries d√©mont√©s en 1794. Lorsqu'apr√®s Thermidor, les Fumel r√©cup√®rent le ch√Ęteau, ils ne l'habitent pas, et le vendent.

Il passe de mains en mains dont celle des MM. Troupel-Lagrave qui l√©ga tous ses biens √† Augi√© de Salles, son neveu, qui revendit le ch√Ęteau de Bonaguil √† M. Laulani√© dont la famille s'√©tait aussi √©tablie √† Sainte-Croix, maire de St-Front, le 29 mars 1841. En1860 la commune de Fumel, qui obtient le classement comme Monument historique (1862), le rach√®te aux fr√®res Laulani√© (fr.wikipedia.org - Ch√Ęteau de Bonaguil).

Farnay

Par un autre hasard extraordinaire, Farnay est aligné sur le segment reliant le sommet de la rose kabbalistique à Amplepuis associé au 17 novembre et le nonagonal Ferrassières dont l'église dépendait de l'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon et qui est associée au 8 décembre jour de la Sainte Casarie.

Amplepuis sera possession du duc Louis de Nevers, un Gonzague, au XVI√®me si√®cle, puis des Reb√©, qui seront aussi seigneur d'Arques, le fameux Arques du " tombeau des Bergers d'Arcadie " √† c√īt√© de Rennes-le-Ch√Ęteau.

La carte "du trésor des Pères" restée bien mystérieuse pour ne pas révéler plus d'éléments tangibles. Sous le texte de 'sentence', et plus bas sous le " chemin de Seyou ", nous retrouvons le nom KASARI inscrit dans une sorte de parcelle.

La phrase du "plan" mérite une autre observation. On y lit qu'il est question de: ..."Les Trésors"... Il s'agit bien de l'usage du pluriel.

O√Ļ a √©t√© retrouv√©e la fameuse vieille bible dans laquelle le message fut cach√©? Monsieur 'B', de Rive-de-Gier, l'a retrouv√©e, para√ģt-il, dans une petite cache: une poutre ma√ģtresse de charpente creus√©e, contenait, sous un bouchon de bois pourri, une petite bible‚Ķ Oubli√©e des hommes, couverte de poussi√®re, d√©grad√©e par les intemp√©ries, les sauts de temp√©rature, la bible rong√©e, ab√ģm√©e, √©choue chez Monsieur 'B'. Ce dernier la propose √† un amateur d'ouvrages anciens que nous connaissons bien et gr√Ęce √† qui nous avons pu avoir connaissance de cette carte √©nigmatique. Un dernier d√©tail encore: la poutre de charpente qui abritait la cache, provenait des ruines de... la Rabary ! (pilat-insolite.blogspot.com - Thresors).

Le Prieur Dom Polycarpe de la Rivière a exercé à Sainte-Croix de Jarez de 1618 à 1627.

Parmi les nombreux int√©r√™ts de Polycarpe il y a Sainte-Casarie (sainte proven√ßale de la r√©gion de Villeneuve l√®s Avignon o√Ļ il se rendra) dont la destin√©e est proche de Marie-Madeleine. Par le plus √©tonnant des hasards on retrouve une croix d√©di√©e √† la sainte proven√ßale bien loin de sa r√©sidence devinez-o√Ļ‚Ķ√† Farnay !

Polycarpe semble avoir retrouv√© un parchemin traitant de la fameuse √©pitaphe. E. Duprat pense que Polycarpe a affabul√© en se basant sur l'orthographe de Casarie que Polycarpe √©crit Caesariae. Nous verrons plus tard qu'il y a de grande chance que le parchemin relatif √† cette √©pitaphe ait √©t√© d√©couvert dans la chartreuse. Notons que si Polycarpe avait √©t√© faussaire, ma√ģtrisant parfaitement Casarie, il n'aurait pas commis cette erreur. De plus parfaitement lettr√© et originaire de nos r√©gions il aurait pu traduire Caesa-riae en " les entrailles du roi "‚Ķle fruit de vos entrailles‚Ķ.

En 1560, la chapelle primitive de Farnay est donc d√©di√©e √† Saint Maurice, vocable toujours en vigueur en 1658, date o√Ļ sont signal√©es les reliques de Saint Eloi et de Saint Eucher. Une premi√®re Chapelle est construite en 1584 la cloche sera baptis√©e la Madeleine et il a fallu une l√©gende pour justifier de ce choix. Au passage Polycarpe serait n√© vers l'an 1584. Dans ce m√™me Village nous verrons que l'on retrouve une Croix d√©di√©e √† Casarie et une autre croix d√©di√©e √† une Muse elle aussi proven√ßale et au cŇďur du secret des Chartreux (regardsdupilat.free.fr - Songemerveilleux).

La croix de Casarie serait devenue la croix du Cerisier actuelle

La paroisse est plac√©e sous le patronage de Saint-Eucher, archev√™que de Lyon f√™t√© le 17 novembre, jour de "vogue". La f√™te de saint Eucher est un jour plus t√īt le 16 novembre.

La vogue du 17 novembre, organisée par les conscrits, et qui se terminait le soir par un bal familial dans le café Chirat, a aujourd'hui disparu. On dit que ce sont les rixes d'après boire qui en sont la cause (farnay.pagesperso-orange.fr - Visite, www.forez-info.com - Si Farnay nous était conté).

Farnay se trouve donc entre le 17 novembre de la rose kabbalistique et le 8 décembre du grand nonagone. Le 17 novembre est la fête patronale de Farnay et Kasari de la carte "du trésor des Pères" se trouverait bien à Farnay, comme la croix de Muse (aussi sur la carte) et serait à interpréter comme " Casarie " du 8 décembre (Cohérence Grand Nonagone : Calendrier).

Avant 1790, Ferrassi√®res √©tait une paroisse du dioc√®se de Sisteron et dont l'√©glise, sous le vocable de saint Julien, d√©pendait de l'abbaye de Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon. L'occupation connue du site de l'abbaye, le mont Andaon, remonte au n√©olithique gr√Ęce √† la d√©couverte d'une tombe en 1919. Une inscription, conserv√©e jusqu'en 1794, atteste, √† l'√©poque romaine, l'existence d'un autel au dieu latin Silvain, et de la villa romaine d'Aulus Talicius Firmanus. La tradition fait remonter au VI√®me si√®cle la christianisation du site avec la retraite de sainte Casarie dans une grotte situ√©e au sommet du mont Andaon. L'√©pitaphe de la sainte, bris√©e au moment de la R√©volution.

Mont-Saint-Michel

Madré (21 juin), Ravières (29 septembre) et le Mont-Saint-Michel sont alignés.

Madré était une étape sur la route du Mont Saint-Michel, de nombreux pèlerins y faisaient halte pour vénérer la relique de saint Aubert, fêté le 18 juin - l'assemblée patronale de Madré ayant lieu le 22 juin -, protecteur des biens et de la nature, évêque d'Avranches et fondateur du Mont Saint-Michel.

Raverias pour * Raparias, du latin rapa ou rapum, " rave, " est le nom de Ravières, commune de Saint-Martin-la-Sau- veté (Loire), dans plusieurs chartes de l'abbaye de Savigay au dixième et au onzième siècle. Ravières (Yonne) est propbablement un ancien *Raparias. Le substantif moyen français ravière = impétuosité (E. Thorin, Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France (période celtique et période romaine), 1890.

On peut lier à cette étymologie végétale la légende suivante.

Saint Michel vivait en ce temps-l√† sur le mont Tombe, et le diable avait une maison sur la c√īte. Son domaine √©tait riche, car entour√© de bonnes terres fertiles. Par contre, l'ange vivait pauvrement car il ne pouvait rien faire pousser sur le sable qui entourait le mont. Il proposa √† Satan ce march√© : le diable lui c√©derait toutes ses terres, l'ange les cultiverait et la r√©colte serait partag√©e par moiti√©. Le diable, qui √©tait fonci√®rement paresseux, accepta. Saint Michel lui demanda s'il d√©sirait la partie de la r√©colte qui se trouverait sous terre, ou celle qui serait sur terre. Le diable choisit celle qui serait sur terre.

L'ange sema des carottes, des raves, des oignons... La r√©colte fut excellente, mais Satan n'eut que des feuilles fan√©es sans int√©r√™t. L'ann√©e suivante, il demanda ce qui se trouvait sous terre. Saint Michel sema du bl√©, de l'avoine, des choux, des pois... Une fois de plus, le diable avait √©t√© bern√©. Il demanda √† reprendre ses terres. Un an plus tard, saint Michel l'invita √† d√ģner. Il accepta. Apr√®s un repas merveilleux o√Ļ Satan se gava de nourriture, il se trouva g√™n√©. L'archange laissa √©chapper sa fureur. Le diable s'enfuit, saint Michel le poursuivit √† travers le Mont, par les salles et les escaliers, les terrasses et les couloirs... parvenu au sommet, l'ange lui jeta un formidable coup de pied qui l'envoya dans les airs. Il retomba pr√®s de la ville de Mortain o√Ļ il imprima ses cornes et ses griffes dans le rocher, l√† o√Ļ l'on peut encore les voir (Jean Mabire, Histoire secr√®te de la Normandie, 1984.

Bonaguil relie Rennes-le-Ch√Ęteau √† Sainte-Croix-de-Beaumont, le 17 janvier au 8 f√©vrier, soit 22 jours. Farnay relie Ferrassi√®res √† Amplepuis, le 8 d√©cembre au 17 novembre, soit 21 jours. Cependant si on prend le 16 novembre qui est la f√™te de saint Eucher de Lyon, on a 22 jours. De Madr√© √† Ravi√®res, 100 jours.

Les vingt-deux sommets de la Rose kabbalistique

Lames

Lieux

Contr√īle calendaire

Saints du jour

I - Le Bateleur

Amplepuis

17 novembre

Zacharie le cordonnier

II - La Papesse

Baffie

4 décembre

Barbe

III - L'Impératrice

Montchamp

20 décembre

Abraham

IV - L'Empereur

Prunet

6 janvier

Rois Mages

V - Le Pape

Le Bastit

23 janvier

Raymond de Pennafort

VI - L'Amoureux

Sainte-Croix

8 février

Jean de Matha

VII - Le Chariot

Villefranche-Lonchat

25 février

Gerland de Besançon

VIII - La Justice

Saint-Ciers-sur-Gironde

13 mars

Salomon de Cordoue

IX - L'Hermite

Arvert

30 mars

Angelina ou Joachim de Flore

X - La Roue de la Fortune

La Tranche-sur-Mer

16 avril

P√Ęques

XI - La Force

Legé

2 mai

Athanase

XII - Le Pendu

Joué-sur-Erdre

19 mai

Sarah

XIII - La Mort

Saint-Cyr-le-Gravelais

4 juin

Pentec√īte ou Cyr et Juliette (Nevers)

XIV - La Tempérance

Madré

21 juin

Louis de Gonzague

XV - Le Diable

Echauffour

8 juillet

Elisabeth de Portugal

XVI - La Foudre

Champigny-la-Futelaye

24 juillet

Christine

XVII - L'Etoile

Sèvres

10 ao√Ľt

Astérie

XVIII - La Lune

La Croix-en-Brie

26 ao√Ľt

Rose de Lima

XIX - Le Soleil

Aix-en-Othe

12 septembre

Rapha√ęl

XX - Le Jugement

Ravières

29 septembre

Michel

XXI - Le Monde

Mimeure

15 octobre

Philibert (translation)

Le Mat

Saint-Marcelin-de-Cray

1er novembre

Toussaint